occasions n’a aucun fondement dans la Loi. Relève du même principe tout ce qui se fait au mois de Rajab, telle la ʿumra « rajabiyya » et les actes cultuels qu’on lui réserve spécialement : prière surérogatoire, jeûne particulier, etc. Ce mois ne possède en réalité aucune supériorité sur les autres, ni pour la ʿumra, ni pour le jeûne, la prière, l’abattage d’un sacrifice, ni pour quoi que ce soit d’autre.
Il en va de même des différentes formes de dhikr soufi : toutes constituent des innovations, car elles contreviennent aux évocations légiférées quant à leur formulation, leur mode d’exécution et leurs temps.
Sont également concernées la spécification de la nuit du quinzième de Chaʿbân pour la prière nocturne et du jour suivant pour le jeûne : aucun texte authentique propre à cette date n’a été transmis du Prophète ﷺ.
S’ajoutent à cela la construction d’édifices sur les tombes, leur transformation en mosquées, leur visite dans l’espoir d’en obtenir la bénédiction ou de solliciter le concours des défunts, ainsi que toutes les manifestations apparentées au polythéisme. Il en est de même de la visite des cimetières par les femmes, alors que le Messager d’Allah ﷺ a maudit celles qui fréquentent assidûment les tombes et ceux qui y érigent des lieux de prière ou y allument des lampes.