les reliques et les personnes, qu’elles soient vivantes ou défuntes, n’est pas permis ; cela relève soit du polythéisme lorsque l’on croit que la chose en question confère elle-même la baraka, soit d’un moyen menant au polythéisme lorsque l’on pense que le fait de la multiplier, de la toucher ou de s’y frotter constitue une cause par laquelle Allah accorde la bénédiction.
Quant à ce que les Compagnons faisaient — rechercher la bénédiction dans les cheveux du Prophète ﷺ, sa salive ou tout ce qui se détachait de son corps, comme il a été vu (1) — cela lui était réservé et uniquement tant qu’il vivait parmi eux. La preuve en est qu’après sa mort, les Compagnons ne cherchaient pas la bénédiction en se frottant à sa chambre ni à sa tombe. Ils ne se rendaient pas non plus dans les endroits où il avait prié ou s’était assis pour en tirer la baraka ; a fortiori l’interdiction est-elle plus évidente encore pour les stations attribuées aux saints.
De même, ils ne sollicitaient pas la bénédiction auprès des personnes vertueuses telles qu’Abou Bakr, ʿUmar et les autres illustres Compagnons, ni de leur vivant ni après leur mort. Ils ne se déplaçaient pas à la grotte de Hirâʾ pour y prier ou invoquer, pas plus qu’ils ne se rendaient au mont où Allah parla à Moïse pour y prier ou invoquer, ni dans d’autres montagnes où l’on prétend qu’existent des stations de prophètes ou