Il arrive aussi que ces rassemblements se déroulent dans une mixité entre hommes et femmes, source de tentation qui conduit à des turpitudes. Quand bien même cette célébration serait exempte de ces dangers et se réduirait — comme ils le prétendent — à se réunir, partager un repas et exprimer de la joie, elle n’en demeurerait pas moins une innovation récente : « toute nouveauté introduite est une innovation, et toute innovation est un égarement ». De plus, elle ouvre la voie à ce qu’y apparaissent, à terme, les mêmes actes répréhensibles que dans les autres fêtes innovées.
Nous répétons donc qu’il s’agit d’une innovation, car elle ne repose sur aucun fondement dans le Livre, la Sunna ni dans la pratique des pieux prédécesseurs et des meilleures générations. Elle n’a vu le jour que tardivement, après le IVe siècle de l’Hégire, introduite par les Fâṭimides chiites.
L’imâm Abû Hafs Tâj al-Dîn al-Fâkihânî — qu’Allah lui fasse miséricorde — a déclaré : « Après quoi, un groupe de frères bienveillants m’a maintes fois interrogé au sujet de la réunion que certains tiennent en Rabîʿ al-Awwal et qu’ils nomment “mawlid” : possède-t-elle un fondement dans la religion ? Ils souhaitaient une réponse claire et un éclaircissement détaillé. J’ai donc répondu, avec l’aide d’Allah… »