, tandis que d’autres la tiennent dans des maisons ou dans des lieux spécialement aménagés à cet effet. De vastes foules composées de gens simples et du grand public y assistent : ils agissent ainsi par mimétisme avec les chrétiens qui ont instauré la commémoration de la naissance du Messie. Le plus souvent, en plus d’être une innovation et une imitation des chrétiens, cette célébration n’est pas exempte d’actes polythéistes et de pratiques blâmables, tels que la déclamation de poèmes où l’on exagère au sujet du Messager d’Allah — paix et bénédiction d’Allah sur lui —, au point de l’invoquer en dehors d’Allah et de solliciter son secours. Le Prophète — paix et bénédiction d’Allah sur lui — a pourtant interdit toute forme d’exagération dans son éloge, disant : « Ne me louez pas à l’excès comme les chrétiens ont loué le fils de Marie ; je ne suis qu’un serviteur. Dites donc : le serviteur d’Allah et Son Messager. » (1)
L’exagération (iṭrâ’) signifie déborder dans la louange. Certains vont même jusqu’à croire que le Prophète — paix et bénédiction d’Allah sur lui — assiste à leurs réunions. Parmi les autres dérives qui accompagnent ces célébrations figurent les chants collectifs rythmés, le battement des tambours et diverses formes de dhikr soufi.