fut préservée de l’apparition de ces innovations ; certes, il s’y trouvait bien quelques individus qui les couvaient en secret, mais ceux-ci étaient méprisés et blâmés. Il résidait en effet un groupe de qadariyya (négationnistes du décret divin) et d’autres encore, toutefois ils demeuraient dominés et humiliés, à l’inverse du chiisme et de l’irjisme à Kûfa, de l’iʿtizâl et des déviations des ascètes à Bassora, ou encore du nasb (hostilité envers ʿAlî) au Shâm, toutes innovations alors manifestes. Il est d’ailleurs établi dans les recueils authentiques que le faux Messie, al-Dajjâl, n’y pénétrera pas. La science et la foi y restèrent visibles jusqu’à l’époque des compagnons de Mâlik, appartenant au quatrième siècle (1).
Quant aux trois siècles prééminents, aucune innovation patente ne se rencontra jamais dans la Cité prophétique ; il n’en sortit aucune touchant aux fondements de la religion, contrairement à ce qui advint dans les autres métropoles.
2 – Les causes qui ont conduit à l’émergence des bidʿa :
Il ne fait aucun doute que l’attachement au Livre et à la sunna est un salut contre l’innovation et l’égarement. Allah – Exalté soit-Il – a dit :