La deuxième catégorie du shirk mineur est un polythéisme caché : l’association dans les volontés et les intentions – tels le riyâʾ (l’ostentation) et la sumʿa (la quête de renommée). Ainsi, une personne accomplit une œuvre censée rapprocher d’Allah mais recherche, en réalité, les louanges des créatures : elle embellit sa prière ou fait l’aumône pour qu’on la vante et l’applaudisse ; elle prononce le dhikr ou module sa voix dans la récitation afin que les gens l’entendent, l’admirent et la glorifient. Or, dès que l’ostentation s’immisce dans un acte, elle le rend caduc. Allah — exalté soit-Il — dit : « Quiconque espère rencontrer son Seigneur qu’il accomplisse donc une œuvre vertueuse et qu’il n’associe à l’adoration de son Seigneur personne ». ⦗Al-Kahf : 110⦘.
Le Prophète ﷺ a déclaré : « Ce dont je crains le plus pour vous, c’est le shirk mineur. » Ils demandèrent : « Ô Messager d’Allah, qu’est-ce que le shirk mineur ? » Il répondit : « L’ostentation. » (1)
Relève également de ce type le fait d’agir par convoitise pour un profit mondain : celui qui accomplit le pèlerinage, lance l’appel à la prière ou dirige la prière pour de l’argent ; celui qui étudie la science sacrée ou combat pour obtenir un salaire. Le Prophète ﷺ a dit : « Malheur à l’esclave du dinar, malheur à l’esclave du dirham, malheur à l’esclave de la parure et du vêtement ! S’il reçoit, il se satisfait ; s’il ne reçoit pas, il se fâche. » (2)