la scission de la Communauté en soixante-treize groupes et affirma qu’elles seraient toutes vouées au Feu, à l’exception d’une seule. Lorsqu’on l’interrogea au sujet de cette dernière, il répondit : « Il s’agit de ceux qui sont aujourd’hui sur ce à quoi je me tiens, moi et mes Compagnons. » (1)
Abû Zurʿa, le plus éminent des maîtres de l’imam Muslim, a dit : « Si tu vois quelqu’un médire d’un Compagnon, sache qu’il est un zindîq (hérétique), car le Coran est vérité, le Messager est vérité et ce qu’il a apporté est vérité ; or, nul autre que les Compagnons ne nous a transmis tout cela. Celui qui les diffame ne cherche, en réalité, qu’à invalider le Livre et la Sunna ; il convient donc que la flétrissure retombe sur lui, et le juger comme zindîq et égaré est plus fondé et plus juste. »
L’érudit Ibn Ḥamdân déclare, dans Nihâyat al-mubtadiʾîn : « Celui qui insulte un Compagnon en estimant cela licite devient mécréant ; s’il ne le tient pas pour licite, il est gravement pervers. D’après une autre opinion rapportée de lui, il devient mécréant de façon absolue. Quiconque les accuse d’impudicité, porte atteinte à leur religion ou les tient pour mécréants a certes apostasié. » (2)
2 – De l’interdiction d’injurier les imams de la rectitude parmi les savants de cette communauté : après les Compagnons viennent, en mérite, en dignité et en rang, les imams de la guidée.