« Me mets-tu donc sur un pied d’égalité avec Allah ?! Dis plutôt : “Ce qu’Allah a voulu, Lui seul.” » (1)
De même, dire : « Sans Allah et un tel… ». L’expression correcte est : « Ce qu’Allah a voulu, puis un tel » ou : « Sans Allah, puis un tel », car thumma (puis) marque l’ordre avec intervalle : elle subordonne ainsi la volonté du serviteur à celle d’Allah, comme l’a affirmé le Très-Haut : « Et vous ne voulez que si Allah, Seigneur des mondes, veut [que vous le vouliez]. » ⦗At-Takwîr : 29⦘.
Quant à la conjonction wa (et), elle exprime la simple juxtaposition ; elle n’implique ni ordre ni succession. C’est ainsi qu’on entend dire : « Je n’ai qu’Allah et toi » ou encore : « Ceci provient de la bénédiction d’Allah et de ta bénédiction. »
S’agissant des actes : porter un anneau ou un fil pour écarter ou lever un malheur, ou suspendre des amulettes par crainte du mauvais œil, etc. – si l’on croit que ces objets ne sont que des moyens de repousser ou de lever l’épreuve, il s’agit de shirk mineur, car Allah ne les a jamais institués comme causes. Mais si l’on pense qu’ils écartent ou dissipent le mal par eux-mêmes, c’est du shirk majeur, car l’on s’est alors attaché à autre qu’Allah.