fort peu nombreux — les Compagnons en sont excusés : soit ils ont exercé un ijtihâd correct, soit ils ont exercé un ijtihâd erroné. Or il s’agit d’un domaine où, lorsque le mujtahid atteint la justesse, il reçoit deux rétributions, et lorsqu’il se trompe, il n’en reçoit qu’une et son erreur est pardonnée, conformément au hadith où le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque le juge s’efforce par l’ijtihâd et atteint la vérité, il obtient deux récompenses ; s’il s’efforce et se trompe, il n’en obtient qu’une. » (1)
Quatrième aspect : les Compagnons sont des êtres humains ; chacun d’eux peut commettre une faute. Ils ne sont pas infaillibles en tant qu’individus, mais les péchés qui peuvent leur échapper sont effacés par plusieurs facteurs, parmi lesquels :
1 – Il se peut qu’ils s’en soient repentis, et le repentir efface la faute, quelle qu’elle soit, comme l’établissent les preuves scripturaires.
2 – Ils possèdent un précédent et des mérites tels qu’ils entraînent la rémission de ce qui aurait pu leur échapper ; Allah – Très-Haut – dit : « Les bonnes actions dissipent les mauvaises. » [Hûd : 114]