leurs patries et leurs biens pour la cause d’Allah, afin de faire triompher Sa religion et de rechercher Sa grâce ainsi que Son agrément ; et Il atteste qu’ils sont véridiques dans cette intention. Quant aux Auxiliaires, Il les a décrits comme les habitants de la Demeure de l’Hégire, du secours et d’une foi authentique ; Il les a loués pour l’amour qu’ils portent à leurs frères Émigrés, le fait de les préférer à eux-mêmes, de partager avec eux et d’être préservés de l’avarice ; ainsi ont-ils remporté le succès.
Telles sont quelques-unes de leurs vertus générales. Il existe toutefois des mérites particuliers et des degrés par lesquels certains Compagnons surpassent d’autres, selon leur antériorité dans l’adhésion à l’islam, dans le combat sur la voie d’Allah et dans l’émigration.
Les meilleurs des Compagnons sont les quatre califes : Abû Bakr, ‘Umar, ‘Uthmân et ‘Alî ; viennent ensuite les autres membres des dix promis au Paradis — à savoir ces quatre-là, puis Ṭalḥa, az-Zubayr, ‘Abd ar-Raḥmân ibn ‘Awf, Abû ‘Ubayda ibn al-Jarâḥ, Sa‘d ibn Abî Waqqâṣ et Sa‘îd ibn Zayd. Les Émigrés l’emportent sur les Auxiliaires ; les combattants de Badr et les participants au Serment d’agrément (Riḍwân) détiennent, eux aussi, une supériorité particulière ; enfin, celui qui a embrassé l’islam avant la Conquête et combattu sur la voie d’Allah prime sur celui qui s’est converti après la Conquête.