attachés à la sunna et fermes sur la voie droite, comme le furent leurs pieux prédécesseurs – al-‘Abbâs et ses fils, ‘Alî et sa descendance. Quant à celui qui contredit la sunna et ne se tient pas droit dans la religion, il n’est pas permis de le prendre pour allié, fût-il membre des gens de la Maison.
La position des ahl al-sunna wa-l-jamâʿa à l’égard des gens de la Maison est donc faite de juste milieu et d’équité : ils se montrent loyaux envers ceux d’entre eux qui observent la religion et la rectitude, et ils se désolidarisent de celui qui s’écarte de la sunna et dévie de la religion, même si c’est un parent du Prophète. Être issu de la Maison prophétique et parent du Messager ne lui sera d’aucune utilité tant qu’il ne se conforme pas à la religion d’Allah.
Abû Hurayra – qu’Allah l’agrée – rapporte : « Lorsque fut révélé au Prophète le verset : “Et avertis tes plus proches parents” (ash-Shu‘arâ’, 214), le Messager d’Allah ﷺ se leva et déclara : Ô gens de Quraysh – ou une parole de sens voisin – rachetez vos propres personnes, car je ne pourrai rien pour vous devant Allah. Ô ʿAbbâs ibn ʿAbd al-Muṭṭalib, je ne pourrai rien pour toi devant Allah ; ô Ṣafiyya, tante du Messager d’Allah, je ne pourrai rien pour toi devant Allah ; et toi, Fâṭima, fille de Muhammad ﷺ, demande-moi ce que tu voudras de mes biens, je ne pourrai rien pour toi devant Allah… »