Le sens de « sallimû taslîman » – « adressez-lui le salut parfait » – est : saluez-le selon la salutation de l’islam. Dès lors, lorsqu’on invoque la prière sur le Prophète — paix et salut sur lui — il faut toujours réunir la prière (ṣalât) et le salut, sans se limiter à l’un d’eux : on ne dira pas seulement « Qu’Allah prie sur lui », ni seulement « et qu’Il le salue », car Allah — exalté soit-Il — a prescrit les deux ensemble.
La prière sur lui — paix et salut sur lui — est légiférée dans un certain nombre de situations où sa demande devient particulièrement insistante, tantôt à titre obligatoire, tantôt à titre de recommandation appuyée. Ibn al-Qayyim — m. 751 H — en a dénombré quarante et une dans son ouvrage Jalâʾ al-Afhâm. Il commence ainsi : « Le premier de ces cas, le plus important et le plus affirmé, est la prière prononcée à la fin du dernier tashahhud. » Les musulmans sont unanimes quant à sa légitimité, mais ils divergent sur son caractère obligatoire (1). Il a ensuite cité, parmi ces occasions : la conclusion du qunût, les prônes — telle la khuṭba du vendredi, celles des deux fêtes et celle demandant la pluie —, la réponse au muezzin, le moment de l’invocation, l’entrée et la sortie de la mosquée, ainsi que chaque fois que l’on mentionne son nom — paix et salut sur lui.
Ibn al-Qayyim — qu’Allah lui fasse miséricorde — a enfin exposé les fruits qu’apporte la prière sur le Prophète, et il en a retenu quarante bénéfices (2).