Abd al-Aziz ibn Imrân, d’après Abd Allâh ibn Ja‘far, d’après Abû ‘Awn (1), d’après al-Miswar ibn Makhrama, d’après Ibn ‘Abbâs, a rapporté : « Abd al-Muttalib se rendit un hiver au Yémen et descendit chez un rabbin juif. Alors, un homme des “Ahl al-Diyûr”, c’est-à-dire des Gens du Livre, me dit : “Ô ‘Abd al-Muttalib, m’autorises-tu à examiner une partie de ton corps ?” Je répondis : “Oui, pourvu que cela ne soit pas une zone pudique (ʿawra).” Il ouvrit alors l’une de mes narines pour l’observer, puis l’autre, et déclara : “Je témoigne qu’il y a dans l’une de tes mains la royauté et dans l’autre la prophétie. Nous trouvons cette caractéristique chez les Banû Zuhra. Comment cela se fait-il ?” Je lui répondis : “Je ne sais pas.” Il ajouta : “As-tu une sha‘a ?” Je dis : “Qu’est-ce qu’une sha‘a ?” Il expliqua : “Une épouse.” Je répondis : “Je n’en ai pas encore.” Il conclut : “Lorsque tu rentreras, épouse l’une des leurs.” »
Abd al-Muttalib revint donc et épousa Hâla bint Wahb ibn ‘Abd Manâf ibn Zuhra, dont il eut Hamza et Safiyya. Puis ‘Abd Allâh ibn ‘Abd al-Muttalib épousa quant à lui Âmina bint Wahb, qui mit au monde le Messager d’Allâh (ﷺ). Lorsque ‘Abd Allâh épousa Âmina, Quraysh déclara : “Falaja”, autrement dit : “Il a triomphé et s’est imposé face à son père, ‘Abd al-Muttalib.” » (3)