Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Dieu a anéanti des hommes dont l’affaire principale était la débauche,
et Il a épargné d’autres grâce à la vertu d’un peuple,
si bien que l’enfant en bas âge grandit parmi eux.

(1) Et parfois l’homme chancelle, puis se rétablit un jour,
tout comme la tendre branche respire au vent.

(2) Quant à moi, j’adore le Miséricordieux, mon Seigneur,
afin que le Seigneur Tout-Clément pardonne mes fautes.
Préservez la crainte de Dieu, votre Seigneur ; si vous la préservez, vous ne serez jamais perdants.
Tu verras que la demeure des justes est un paradis,
tandis que pour les impies s’élèvera un brasier brûlant.
Ils connaîtront l’ignominie dès cette vie et, s’ils meurent,
ils affronteront ce qui oppresse les poitrines.
C’est là l’intégralité de ce que Muhammad ibn Ishaq a rapporté de ce poème.

(3) Abu al-Qasim al-Baghawi l’a également relaté, d’après Mus‘ab ibn ‘Abd Allah, lui-même le tenant d’al-Dahhak ibn ‘Uthman, selon ‘Abd al-Rahman ibn Abi al-Zinad qui a dit : Hisham ibn ‘Urwa a rapporté de son père, d’après Asma’ bent Abi Bakr, celle-ci ayant déclaré : Zayd ibn ‘Amr ibn Nufayl a dit (mètre : al-wafir) :

“J’ai écarté de moi les djinns et les ‘jinnan’,
ainsi agit l’homme robuste et patient.
(4) Je n’adore ni al-‘Uzza ni ses deux filles,
ni non plus ces deux idoles vénérées par les Banû Tasm.
Je n’adore pas non plus ce bélier qui, jadis quand j’étais encore un enfant,
était traité parmi nous comme une divinité au fil du temps.
Dois-je rendre un culte à un Dieu unique ou à mille dieux,
quand les affaires du monde sont réparties ?
Ne sais-tu pas que Dieu a déjà fait périr des hommes
dont la conduite était la dépravation ?
Il a préservé d’autres êtres par la vertu de certains,
si bien que le tout-petit prospère au sein de ce peuple.
Et si parfois l’homme trébuche, il retrouve soudain la stabilité,
tout comme la branche tendre revit à la brise.”

Asma’ poursuivit : Alors Waraqa ibn Nawfal déclara (mètre : at-tawîl) :

(5) “Puisses-tu être éclairé et comblé, ô fils de ‘Amr ; en vérité,
tu t’es préservé d’une fournaise embrasée.
Pour ta foi, tu n’adores qu’un Seigneur sans égal,
et tu as renoncé aux ‘jinnan’ des montagnes telles qu’elles sont.”

(1) Yarbil : signifie « brûler » et « grandir ». (Al-Rawd). (2) Le rameau se renouvelle : c’est-à-dire que ses feuilles repoussent après leur chute. (Al-Rawd). (3) Tombé de « b ». (4) De même dans Al-Aghāni. (5) Il a été mentionné un peu plus tôt que ces vers concernent l’éloge funèbre de Zayd ibn ʿAmr. Les vers 1-2 se trouvent dans le Dīwān d’Ummayya ibn Abī al-Ṣalt (p. 542), le quatrième vers dans un poème attribué également à Ummayya dans son Dīwān (p. 538), et le cinquième dans un troisième poème d’Ummayya (p. 529).
بأَنّ اللهَ قد أفنى رجالًا … كثيرًا كان شأنهمُ الفُجور وأبقَى آخرينَ ببِرِّ قوم … فَيَرْبُلُ منهمُ الطفلُ الصغير (١) وبينا المرءُ يعثرُ ثابَ يومًا … كما يتروَّحُ الغُصنُ النضير (٢) ولكنْ أعبدُ الرحمنَ ربي … ليغفرَ ذنبيَ الربُّ الغفور فتقوى اللهِ ربكمُ احفظوها … متى ما تحفظوها لا تَبُوروا ترى الأبرارَ دارُهُمُ جِنانٌ … وللكفّارِ حاميةً سَعِيرُ وخِزْيٌ في الحياةِ وإن يموتوا … يُلاقوا ما تضيقُ به الصدور [هذا تمام ما ذكره محمد بن إسحاق من هذه القصيدة] (٣) . وقد رواه أبو القاسم البَغَوي، عن مُصعب بن عبد الله، عن الضحَّاك بن عثمان، عن عبد الرحمن بن أبي الزناد قال: قال هشام بن عُروة، عن أبيه، عن أسماء بنت أبي بكر قالت: قال زيد بن عمرو بن نفيل: [من الوافر] عزلتُ الجنَّ والجِنّانَ عني … كذلك يفعلُ الجَلْد الصبور (٤) فلا العزّى أدين ولا ابنتيها … ولا صَنَمي بني طَسْمٍ أدير ولا غنمًا أدينُ وكان ربًّا … لنا في الدهر إذ حِلمي صغير أربًّا واحدًا أم ألفَ ربٍّ … أدينُ إذا تُقُسِّمت الأمورُ ألم تعلم بأن الله أفنى … رجالًا كان شأنهم الفجور وأبقى آخرين بِبِرِّ قومٍ … فيربُو مِنهُمُ الطفل الصغيرُ وبينا المرء يعثر ثاب يومًا … كما يتروّحُ الغصنُ النضير قالت: فقال وَرَقة بن نوفل (٥) : [من الطويل] رُشِدْتَ وأُنْعِمْتَ ابنَ عمروٍ وإنما … تَجَنَّبْتَ تَنُّورًا من النار حاميا لدينِك ربًّا ليس ربٌّ كمثله … وتركِك جنَّان الجبال كما هيا
(١) يربل: يشب ويعظم. (الروض). (٢) يتروح الغصن: أي ينبت ورقه بعد سقوطه. (الروض). (٣) سقط من ب. (٤) وكذلك في الأغاني. (٥) تقدم قبل قليل أن هذه الأبيات في رثاء زيد بن عمرو. والأبيات: ١ - ٢، في ديوان أمية بن أبي الصلت (٥٤٢) والرابع من قصيدة تروى لأمية أيضًا في ديوانه (٥٣٨) والخامس من قصيدة ثالثة لأمية (٥٢٩).

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