Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a dit : « Je suis entré au Paradis et j’y ai vu, pour Zayd ibn ‘Amr ibn Nufayl, deux grands arbres. » (1)

C’est là une chaîne de transmission jugée fiable, et ce hadith ne se trouve dans aucun des recueils. Parmi la poésie de Zayd ibn ‘Amr ibn Nufayl, nous rapportons ce que nous avons déjà présenté dans la section « Le commencement de la création » de ce poème (mètre : al-ṭawīl) :

« À Dieu, j’adresse mon éloge et mes louanges,
ainsi qu’une noble parole, demeurant tant que dure le temps.
Au Souverain Très-Haut, au-dessus de qui il n’est ni divinité
ni maître pouvant L’égaler. »

Il a été dit que ces vers étaient attribués à Umayya ibn Abī al-Ṣalt (2). Dieu sait mieux.

Parmi d’autres vers de Zayd, à propos de l’unicité divine (tawḥīd), cités par Muḥammad ibn Isḥāq (3), al-Zubayr ibn Bakkār, et d’autres (mètre : al-mutaqārib) :

« J’ai soumis mon visage à Celui à qui la terre est soumise,
portant de lourds rochers.
Il l’a étendue, puis, l’ayant rendue stable, Il l’a consolidée
et y a implanté les montagnes.
J’ai soumis mon visage à Celui à qui se soumettent les nuées,
emplies d’une eau pure et limpide.
Quand elles sont dirigées vers une contrée, elles Lui obéissent
et y déversent leur pluie abondante.
J’ai soumis mon visage à Celui à qui se soumet le vent,
qu’Il oriente tantôt dans une direction, tantôt dans une autre. »

Muḥammad ibn Isḥāq (4) rapporte : « Hishām ibn ‘Urwah m’a informé que son père transmettait que Zayd ibn ‘Amr avait dit (mètre : al-wāfir) :

“Un Dieu unique ou mille divinités ? Vers qui me tourner
lorsqu’on répartit toutes choses ?
J’ai écarté al-Lāt et al-‘Uzzā toutes deux,
ainsi agit l’homme endurant et résolu.
Je n’adore ni al-‘Uzzā ni ses deux filles,
et je ne visite pas les idoles des Banū ‘Amr.
Je n’adore pas non plus Hubal, qui fut naguère notre divinité
du temps où ma raison n’était qu’embryonnaire.
Je m’étonne, car les nuits recèlent des merveilles,
tout comme les jours, et l’homme clairvoyant les perçoit.”

(1) Mukhtaṣar Tārīkh Dimashq (9/166). Mentionné également par al-Suyūṭī dans al-Jāmiʿ al-Ṣaghīr : (1/564), d'après Ibn ʿAsākir, qu'il a jugé authentique. (2) Dīwān Umayyah (537), où le Dr al-Ṣuṭlī a souligné la divergence quant à l'attribution de ces vers, notant que leur authenticité semble douteuse et probablement forgée. (3) al-Sīrah (1/231), sans mention du cinquième vers. Dans Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (1/132-133), on trouve quatre vers avec des variations dans la transmission. De même, le propriétaire d’al-Aghānī rapporte trois vers (3/121-122). (4) al-Sīrah (1/226-227) et al-Rawḍ al-Anf (1/257-258). Dans al-Aghānī (3/118-119) sept vers sont mentionnés, tandis que dans Mukhtaṣar Tārīkh Dimashq (9/167) huit vers sont cités, avec quelques variations dans la narration; et dans al-Asnām (22), trois vers. (5) Dans al-Uṣūl : « walā ghanaman ». Je n'ai pas trouvé de sens approprié à cela. De même dans Mukhtaṣar Tārīkh Dimashq, il s'agit probablement d'une erreur. Je maintiens ce qui figure dans les autres sources des poèmes.
قال رسول الله ﷺ : "دخلتُ الجنَة فرأيتُ لزيدِ بنِ عَمْرو بن نُفَيل دَوْحَتَيْن" (١) . وهذا إسناد جيد، وليس هو في شيء من الكتب. ومن شعر زيد بن عمرو بن نفيل (رحمه الله) ما قدمناه في بدء الخلق من تلك القصيدة: [من الطويل] إلى الله أُهدي مِدْحَتي وثَنائيا … وقَوْلًا رضيًا لا يني الدهرَ باقيا إلى الملِكِ الأعلى الذي ليس فوقَه … إلَه ولاربٌّ يكونُ مدانيا وقد قيل: إنها لأمية بن أبي الصلت (٢) . والله أعلم. ومن شعره في التوحيد ما حكاه محمد بن إسحاق (٣) والزبير بن بكار وغيرهما: [من المتقارب] وأسلمتُ وجهي لمن أسلمتْ … له الأرضُ تحملُ صخرًا ثِقالا دَحاها فلمّا استوتْ شَدّها … سواءً وأرسَى عليها الجبالا وأسلمتُ وجهي لمن أسلمتْ … له المزْنُ تحملُ عَذْبًا زلالا إذا هيَ سِيقت إلى بلدةٍ … أطاعتْ فَصَبّت عليها سِجالا وأسلمتُ وجهي لمن أسلمتْ … له الريحُ تُصرَف حالًا فحالا وقال محمد بن إسحاق (٤) : حدّثني هشام بن عروة قال: رَوَى أبي أن زيدَ بن عمرو قال: [من الوافر] أربٌّ واحدٌ أم ألفُ ربِّ … أَدِيْنُ إذا تُقُسِّمَتِ الأمورُ عَزلْتُ اللاتَ والعزَّى جميعًا … كذلك يفعلُ الجَلْد الصَّبُورُ فلا العُزَّى أَدينُ ولا ابنَتَيْها … ولا صَنَمَيْ بني عمروٍ أزور ولا هُبلًا أدين وكان ربًّا … لنا في الدهرِ إذْ حِلمي يسير (٥) عجبتُ، وفي الليالي مُعجِباتٌ … وفي الأيامِ يعرفُها البصير
(١) مختصر تاريخ دمشق (٩/ ١٦٦). وذكره السيوطي في الجامع الصغير: (١/ ٥٦٤)، عن ابن عساكر، وحَسَّنه. (٢) ديوان أمية (٥٣٧)، وقد أشار د. السطلي إلى اختلاف نسبة هذه الأبيات وقال: ومن المرجح أنها منحولة غير موثقة. (٣) السيرة (١/ ٢٣١)، ولم يذكر البيت الخامس. وفي سير أعلام النبلاء (١/ ١٣٢ - ١٣٣)، أربعة أبيات، مع اختلاف في الرواية. وكذلك أورد صاحب الأغاني (٣/ ١٢١ - ١٢٢)، ثلاثة أبيات. (٤) السيرة (١/ ٢٢٦ - ٢٢٧) والروض الأنف (١/ ٢٥٧ - ٢٥٨). وفي الأغاني (٣/ ١١٨ - ١١٩) سبعة أبيات، وفي مختصر تاريخ دمشق (٩/ ١٦٧) ثمانية أبيات، وفيها بعض اختلاف في الرواية وفي الأصنام (٢٢) ثلاثة أبيات. (٥) في الأصول: ولا غنمًا. ولم أجد لها وجهًا. وكذلك في مختصر تاريخ دمشق، ولعله تحريف. وأثبت ما في سائر مصادر الأبيات.

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