Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Hubayra nous a rapporté (selon le récit de) l’Imam al-Muʿtamir ibn Sulaymân, d’après son père, d’après Anas ibn Mâlik, qui a dit : « La délégation d’Iyâd vint auprès du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Il (le Prophète) demanda : “Qu’est devenu Quss ibn Sâʿidah ?” Ils répondirent : “Il est mort.” Le Prophète reprit : “En vérité, j’ai entendu de lui un discours dont je pense en conserver encore le souvenir.” Un groupe des présents ajouta : “Nous l’avons mémorisé, ô Messager d’Allâh.” Le Prophète dit alors : “Faites-nous en part.” »

L’un d’entre eux dit : « Je me trouvais au marché de ʿUkâẓ quand il (Quss) prononça : “Ô gens, écoutez et comprenez ! Quiconque vit mourra, et quiconque meurt s’en est allé, et tout ce qui doit advenir adviendra sans faute. Il y a la nuit obscure, un ciel aux hautes constellations, des étoiles qui scintillent, des mers agitées, des montagnes inébranlables, et des fleuves qui coulent. Il y a certes une nouvelle à tirer du ciel, et un enseignement à prendre de la terre. Je vois des hommes mourir sans revenir : ont-ils choisi de demeurer (dans l’au-delà), si bien qu’ils y restent, ou ont-ils été abandonnés à eux-mêmes, et se sont-ils endormis ? Quss jure par Allâh, d’un serment sans péché, qu’Allâh possède une religion plus conforme à Son agrément que celle que vous pratiquez.” »

Puis il se mit à réciter : (vers tirés du mètre majzûʾ al-kâmil)

« Parmi les générations passées
Nous discernerons des leçons.
Lorsque j’ai vu les tombes de ce peuple
Qui n’en repart jamais (1),
Et que j’ai vu les miens
Y aller, qu’ils soient grands ou petits (2),
J’ai compris que je n’y manquerai pas ;
Là où ils s’en sont allés, j’irai. »

Ensuite, l’Imâm al-Bayhaqî le transmit par d’autres chaînes qu’il avait déjà mentionnées précédemment.

Puis il déclara, après tout cela : « Ce ḥadîth a également été rapporté selon la filière d’al-Kalbî, d’après Abû Ṣâliḥ, d’après Ibn ʿAbbâs, tantôt avec un supplément, tantôt avec des omissions. Il a été également transmis depuis al-Ḥasan al-Baṣrî, de manière interrompue. Une version abrégée en a été rapportée d’après Saʿd ibn Abî Waqqâṣ et Abû Hurayrah. »

J’ajoute (selon l’auteur) : « Et aussi d’après ʿUbâdah ibn al-Ṣâmit, comme mentionné plus haut, et d’après ʿAbd Allâh ibn Masʿûd, comme Abû Nuʿaym le rapporte dans son livre “al-Dalâʾil” (3), d’après ʿAbd Allâh ibn Muḥammad ibn ʿUthmân al-Wâsiṭî, d’après Abû al-Walîd Ṭarîf ibn ʿUbayd Allâh, affranchi de ʿAlî ibn Abî Ṭâlib à al-Mawṣil, d’après Yaḥyâ ibn ʿAbd al-Ḥamîd al-Ḥimmânî, d’après Abû Muʿâwiyah, d’après al-Aʿmach, d’après Abû al-Ḍuḥâ, d’après Masrûq, d’après Ibn Masʿûd, et il l’a mentionné. »

Abû Nuʿaym transmit également le ḥadîth relatif à ʿUbâdah, évoqué plus haut, ainsi que celui de Saʿd ibn Abî Waqqâṣ (4).

Ensuite, al-Bayhaqî dit : « Lorsqu’un ḥadîth est rapporté par plusieurs voies, même si certaines sont faibles, cela indique que le ḥadîth a un fondement. Allâh est plus savant. »

(1) Dans B : "morts au combat pour le groupe". (2) Dans B : "les petits et les grands". Un commentaire au-dessus de l'expression indique : "les premiers et les derniers". Et il ajoute après : "Le passé ne revient pas et ... il ne reste des survivants que des oubliés." Le hadith se trouve dans "Dalāʾil an-Nubuwwa" d'al-Bayhaqī (2/101) et suivants. (3) "Dalāʾil an-Nubuwwa" d'Abū Naʿīm (1/127-129). (4) Sa parole : "et Saʿd ibn Abī Waqqāṣ" ne se trouve pas dans B. Je n'ai pas trouvé le hadith chez Saʿd dans "Dalāʾil" d'Abū Naʿīm. Il est présent dans "Az-Zahra" de Muḥammad ibn Dāwūd al-Aṣbahānī (2/504-505). (Critique de as-Sāmirāʾī - Éd. Jordanie - 1985).
هبيرة حدّثنا المعتمر بن سليمان، عن أبيه، عن أنس بن مالك قال: قدِم وَفْد إياد على النبي ﷺ فقال: "ما فعل قُسٌّ بن ساعدة" ؟ قالوا: هلك. قال: "أما إني سمعتُ منه كلامًا أرى أني أحفظه" . فقال بعض القوم: نحن نحفظه يا رسول الله. قال: "هاتوا" . فقال قائلهم: إني واقف بسوق عُكاظ فقال: يا أيها الناس استمعوا واسمعوا وعوا، كلّ من عاش مات، وكلّ من مات فات، وكلّ ما هو آت آت، ليل داج، وسماء ذات أبراج، ونجوم تزهر، وبحار تزخر، وجبال مرسية، وأنهار مجرية، إن في السماء لخبرًا، وإن في الأرض لَعِبرا، أرى الناس يموتون ولا يرجعون، أرضوا بالإقامة فأقاموا، أم تُرِكوا فناموا. أقسَمَ قُسٌّ قسمًا بالله لا إثم فيه، إن لله دينًا هو أرضى مما أنتم عليه. ثم أنشأ يقول: [من مجزوء الكامل] في الذاهبين الأوّليـ … ـن من القرون لنا بصائر لما رأيت مصارعًا … للقوم ليس لها مصادر (١) ورأيت قومي نحوها … يمضي الأكابر والأصاغر (٢) أيقنتُ أني لا محا … لة حيثُ صار القوم صائر ثم ساقه البيهقي من طُرُق أُخَر قد نبَّهنا عليها فيما تقدم. ثم قال بعد ذلك كله: وقد رُوي هذا الحديث عن الكلبي، عن أبي صالح، عن ابن عباس بزيادة ونقصان. ورُوي من وجه آخر عن الحسن البصري منقطعًا. ورُوي مختصرًا من حديث سعد بن أبي وقّاص وأبى هريرة. قلت: وعُبادة بن الصامت، كما تقدم، وعبد الله بن مسعود، كما رواه أبو نعيم في كتاب "الدلائل" (٣) عن عبد الله بن محمد بن عثمان الواسطي، عن أبي الوليد طريف بن عبيد الله مولى علي بن أبي طالب بالموصل، عن يحيى بن عبد الحميد الحِمّاني، عن أبي معاوية، عن الأعمش، عن أبي الضحى، عن مسروق، عن ابن مسعود، فَذَكَرَه. وروى أبو نعيم أيضًا حديث عبادة المتقدم، وسعد بن أبي وقاص (٤) . ثم قال البيهقي: وإذا رُوي الحديثُ من أوجه أُخَر، وإن كان بعضها ضعيفًا، دلّ على أن للحديث أصلًا. والله أعلم.
(١) في ب: مصارعًا للقوم. (٢) في ب: الأصاغر والأكابر. وكتب فوق العبارة: الأوائل والأواخر. وزاد بعده: لا يرجع الماضي ولا … يبقى من الباقين غابر والخبر في دلائل النبوة للبيهقي (٢/ ١٠١) وما بعدها. (٣) دلائل النبوة لأبي نعيم (١/ ١٢٧ - ١٢٩). (٤) قوله: وسعد بن أبي وقاص ليس في ب. ولم أجد الخبر عند سعد في دلائل أبي نعيم. وهو في الزهرة لمحمد بن داود الأصبهاني (٢/ ٥٠٤ - ٥٠٥). (تح. السامرائي - ط. الأردن - ١٩٨٥).

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