Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Au Jour du grand appel, lorsque l’on soufflera dans la Trompe et que retentira (1) la corne, que la terre resplendira et que l’exhortateur exhortera, alors celui qui était irrité se retirera et l’observateur verra clairement. Malheur donc à celui qui se détourne de la Vérité la plus manifeste, de la Lumière la plus éclatante et de la Présentation la plus grande, le Jour du Jugement et de la Balance de la Justice, lorsque jugera le Souverain (الفدير), que témoignera l’avertisseur (النذير), que l’aide fera défaut et que les manquements apparaîtront. Ainsi, un groupe sera au Paradis, et un autre dans la Fournaise.

Et c’est lui qui a dit :

[mètre : Al-Khafîf]
« Le souvenir a rappelé ses peines au cœur… et des nuits dont certaines comportent un jour.
Des averses abondantes descendent des nuages, soulevant une eau dont les profondeurs recèlent le feu.
Leur éclat aveugle les regards, tandis que de puissants grondements résonnent dans les deux horizons.
Des palais élevés qui recèlent le bien, et d’autres demeurés vides abandonnés aux déserts.
Des montagnes imposantes et solidement ancrées, et des mers aux eaux abondantes.
Des astres brillent dans l’obscurité de la nuit, nous les voyons chaque jour tourner.
Puis un soleil poussé par la lune nocturne, et chacun se meut, se poursuivant dans un lent mouvement.
Le plus jeune, le grisonnant et le vieillard : tous un jour retourneront à la poussière.
Et il est des choses si vastes qu’aucun esprit, même alerte, ne peut les saisir.
Tout cela, que j’ai mentionné, oriente vers Dieu des âmes pourvues de guidée et de méditation. »

Il a dit :

Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a déclaré : « Même si j’en oublie beaucoup, je ne pourrai jamais en perdre le souvenir au marché de ‘Ukâẓ ». Il se tenait alors debout sur un chameau roux, s’adressant aux gens en ces termes :

« Ô gens (2), rassemblez-vous et écoutez ! Lorsque vous entendez, méditez ! Lorsque vous méditez, tirez-en profit ! Parlez, et quand vous parlez, dites vrai ! Quiconque vit finit par mourir, et quiconque meurt expire son terme, et tout ce qui doit advenir arrivera inévitablement. Il y a la pluie et la végétation, la vie et la mort, une nuit obscure, un ciel doté de tours astrales, des étoiles brillantes et des mers débordantes, la clarté et l’obscurité, la nuit (3) et les jours, le bien et la faute (4). Certes, il y a dans le ciel des réalités et sur la terre des leçons : de quoi embrouiller la vue des observateurs. Il y a un lit disposé et un toit élevé, des étoiles qui disparaissent (5) et des mers qui ne bouillonnent pas. Les fins sont proches, et le monde est traître, comme l’arête d’un fléau (6) ou le poids exact de la balance. Quss jure solennellement, sans mensonge ni péché : si cet ordre renferme l’agrément, il contiendra aussi le courroux.

Puis il dit :

« Ô gens, Il y a pour Dieu une religion qu’Il aime plus que votre religion actuelle ; et voici venu son temps et son heure. »

Puis il poursuivit : « … »

(1) Dans le manuscrit B : "idha naqara". Et la partie entre les deux est omise. (2) Sa parole : "Ô gens" est une addition dans B. Le récit se trouve dans ʿUyūn al-Athar (1/97). (3) Dans B : "wilāyāl". (4) "Athām" : signifie le péché et sa rétribution. (5) "Taghūr" : c'est-à-dire qu'il s'en va et disparaît. Dans Lisan al-ʿArab, on trouve le terme « mūr ». Dans le ḥadīth de Qus : « wa nujūmun tamūr », c'est-à-dire qu'elles s'en vont et reviennent. (6) Dans Lisan al-ʿArab, « nasṭas » : dans le ḥadīth de Qus, « kaḥadwi al-nasṭās » ; il est dit que c'est la plume de la flèche, mais sa réalité n'est pas connue. Dans une autre narration : « kaḥad al-nasṭās ».
في يوم التناد، إذا نُفخ في الصور، ونقر (١) في الناقور، وأشرقت الأرض، ووعظ الواعظ، فانتبذ الغائظ، وأبصر اللاحظ، فويل لمن صَدَفَ عن الحق الأشْهَر، والنور الأزْهر، والعرض الأكبر، في يوم الفصل، وميزان العدل، إذا حَكَم الفدير، وشهد النذير، وبَعُدَ النصير، وظهر التقصير، ففريق في الجنة وفريق في السعير. وهو القائل: [من الخفيف] ذكَّر القلبَ من جواه ادّكارُ … ولَيالٍ خَلالهنّ نهار وسِجَالٌ هَواطلٌ من غَمام … ثِرنَ ماءً وفي جواهنّ نار ضَوءها يطمسُ العيونَ وأرعا … دٌ شِداد في الخافقين تُطار وقصورٌ مَشِيدة حوت الخـ … ـير وأخرى خلت بهن قِفار وجبالٌ شوامِخٌ راسياتٌ … وبحارٌ مياههن غِزار ونجومٌ تلوح في ظُلَم الليـ … ـل نَراها في كل يوم تدار ثم شمس يحثّها قمرُ الليـ … ـل وكلٌّ متابِعٌ مَوَّار وصغيرٌ وأشمط وكَبير … كلهم في الصعيد يومًا مزار وكبير مما يقصر عنه … حدسه الخاطر الذي لا يُحارُ فالذي قد ذكرتُ دلَّ على اللـ … ـه نُفوسًا لها هُدى واعْتبار قال: فقال رسول الله ﷺ : "مهما نَسيت فلستُ أنساه بسوقِ عُكاظ" ، واقفًا على جَمل أحمر يخطب الناس ويقول: يا أيها الناس (٢) اجتمعوا فاسمعوا، وإذا سمعتم فعُوا، وإذا وعيتم فانتفعوا، وقولوا وإذا قلتم فاصدقوا، من عاش مات، ومن مات فات، وكل ما هو آت آت، مطر ونبات، وأحياء وأموات، ليل داج، وسماء ذات أبراج، ونجوم تزهر، وبحار تزخر، وضوء وظلام، وليل (٣) وأيام، وبر وأثَام (٤) ، إن في السماء خبرا، وإن في الأرض عبرا، يحار فيهن البُصَرا، مِهاد موضوع، وسَقف مرفوع، ونجوم تغور (٥) ، وبحار لا تفور، ومنايا دوان، ودهر خَوّان، كحد النِّسْطاس (٦) ، ووزن القِسطاس. أقسَم قُسٌّ قسما، لا كاذبًا فيه ولا آثما، لئن كان في هذا الأمر رِضى، ليكونن سخط. ثم قال: أيها الناس إن لله دينًا هو أحب إليه من دينكم هذا الذي أنتم عليه، وهذا زمانه وأوانه. ثم قال:
(١) في ب: إذا نقر. وسقط ما بينهما. (٢) قوله: يا أيها الناس. زيادة من ب. والخبر في عيون الأثر (١/ ٩٧). (٣) في ب: وليال. (٤) أثام: الإثم، وجزاؤه. (٥) تغور: أي تذهب وتختفي. وفي اللسان (مور). وفي حديث قس: ونجوم تمور، أي تذهب وتجيء. (٦) في اللسان (نسطس): في حديث قس: كحذْو النسطاص، قيل: إنه ريش السهم، ولا تعرف حقيقته. وفي رواية: كحد النسطاس.

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