Au Jour du grand appel, lorsque l’on soufflera dans la Trompe et que retentira (1) la corne, que la terre resplendira et que l’exhortateur exhortera, alors celui qui était irrité se retirera et l’observateur verra clairement. Malheur donc à celui qui se détourne de la Vérité la plus manifeste, de la Lumière la plus éclatante et de la Présentation la plus grande, le Jour du Jugement et de la Balance de la Justice, lorsque jugera le Souverain (الفدير), que témoignera l’avertisseur (النذير), que l’aide fera défaut et que les manquements apparaîtront. Ainsi, un groupe sera au Paradis, et un autre dans la Fournaise.
Et c’est lui qui a dit :
[mètre : Al-Khafîf]
« Le souvenir a rappelé ses peines au cœur… et des nuits dont certaines comportent un jour.
Des averses abondantes descendent des nuages, soulevant une eau dont les profondeurs recèlent le feu.
Leur éclat aveugle les regards, tandis que de puissants grondements résonnent dans les deux horizons.
Des palais élevés qui recèlent le bien, et d’autres demeurés vides abandonnés aux déserts.
Des montagnes imposantes et solidement ancrées, et des mers aux eaux abondantes.
Des astres brillent dans l’obscurité de la nuit, nous les voyons chaque jour tourner.
Puis un soleil poussé par la lune nocturne, et chacun se meut, se poursuivant dans un lent mouvement.
Le plus jeune, le grisonnant et le vieillard : tous un jour retourneront à la poussière.
Et il est des choses si vastes qu’aucun esprit, même alerte, ne peut les saisir.
Tout cela, que j’ai mentionné, oriente vers Dieu des âmes pourvues de guidée et de méditation. »
Il a dit :
Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a déclaré : « Même si j’en oublie beaucoup, je ne pourrai jamais en perdre le souvenir au marché de ‘Ukâẓ ». Il se tenait alors debout sur un chameau roux, s’adressant aux gens en ces termes :
« Ô gens (2), rassemblez-vous et écoutez ! Lorsque vous entendez, méditez ! Lorsque vous méditez, tirez-en profit ! Parlez, et quand vous parlez, dites vrai ! Quiconque vit finit par mourir, et quiconque meurt expire son terme, et tout ce qui doit advenir arrivera inévitablement. Il y a la pluie et la végétation, la vie et la mort, une nuit obscure, un ciel doté de tours astrales, des étoiles brillantes et des mers débordantes, la clarté et l’obscurité, la nuit (3) et les jours, le bien et la faute (4). Certes, il y a dans le ciel des réalités et sur la terre des leçons : de quoi embrouiller la vue des observateurs. Il y a un lit disposé et un toit élevé, des étoiles qui disparaissent (5) et des mers qui ne bouillonnent pas. Les fins sont proches, et le monde est traître, comme l’arête d’un fléau (6) ou le poids exact de la balance. Quss jure solennellement, sans mensonge ni péché : si cet ordre renferme l’agrément, il contiendra aussi le courroux.
Puis il dit :
« Ô gens, Il y a pour Dieu une religion qu’Il aime plus que votre religion actuelle ; et voici venu son temps et son heure. »
Puis il poursuivit : « … »