Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Dans la version rapportée par Abû Bakr al-Hudhalî, d’après ‘Ikrima, d’après Ibn ‘Abbâs, celui-ci déclara : « Le soleil ne se lève pas avant que soixante-dix mille anges (1) ne le piquent en lui disant : “Lève-toi, lève-toi !” Il répond : “Je ne me lève pas sur un peuple qui m’adore en dehors de Dieu.” Puis, lorsque le soleil est sur le point de se lever, un démon vient pour le dissuader ; alors il se lève entre les deux cornes de ce démon et le brûle. Ensuite, quand il s’apprête à se coucher et se dispose à se prosterner (2) devant Dieu – Exalté soit-Il –, un démon s’approche pour l’empêcher de se prosterner ; il se couche alors entre ses deux cornes et le brûle. Ibn ‘Asâkir en a rapporté une version détaillée (3).

Parmi ses vers au sujet des porteurs du Trône, on trouve (mètre at-Tawîl) :

« Qui donc porte l’une des colonnes de Son Trône ? Sans le Dieu de la création, ils seraient épuisés et s’engourdiraient (4).
Debout sur leurs pieds, ils reçoivent Son aide ; leurs flancs frémissent d’une grande crainte (5). »

Ibn ‘Asâkir l’a rapporté. Il est également transmis qu’al-Aṣma‘î récitait, parmi la poésie d’Umayya : (mètre al-Khafîf)

« Exaltez Dieu, car Il est digne de gloire ; notre Seigneur est devenu le Très-Grand dans les cieux.
Par l’édifice le plus élevé qui précède les hommes, Il établit au-dessus des cieux un trône.
Élevé (šarja‘an), hors de portée du regard, vous voyez au-dessous les anges inclinant le cou (6). »

Puis al-Aṣma‘î explique : « al-malā’ik est le pluriel de malak (ange), et aṣwar (dont le pluriel est ṣūran) désigne celui qui incline le cou ; ce sont là les porteurs du Trône. »

On rapporte aussi, dans la poésie d’Umayya ibn Abî ṣ-Ṣalt lorsqu’il loue ‘Abd Allâh ibn Jud‘ân at-Taymî (7) (mètre al-Wāfir) :

« Dois-je évoquer mon besoin ou m’en dispenser, sachant que ta pudeur me suffit ? Car la pudeur est dans ta nature.
Ta connaissance des droits est grande, et tu es la branche d’une noble ascendance et d’un rang élevé.
Généreux, ni le matin ni le soir ne sauraient altérer ta magnifique disposition.
Tu rivalises avec le vent en noblesse et en générosité, quand le chien n’a plus d’abri sous le froid de l’hiver.
Et ta terre est une terre de noblesse, édifiée par les Banû Taym, et tu en es la voûte céleste. »

(1) "Nakhassa" : On dit : « il khessa » pour l’animal, c'est-à-dire qu’il enfonce son postérieur ou son flanc avec une baguette ou quelque chose de similaire. (2) Ajout de la lettre b. (3) Résumé de l’histoire de Damas (5/48). (4) Dans l’édition : « wa’baladu ». De même dans son Diwān. (5) Al-ʿĀnī : le prisonnier. Les deux vers se trouvent dans le Diwān d’Omayya (368-369). (6) Dans l’édition : « sharjaʿan yunaluhu », ce qui ne respecte pas la métrique. Les vers sont dans son Diwān (399-400). C’est une poésie contestée, et le terme « sharjaʿ » désigne le vers élevé et imposant. (7) Dans b : « wa min shiʿrihi yamdahu ibn Judʿān » (et parmi sa poésie, il loue le fils de Judʿān). (8) Dans b et l’édition : « al-jamīl ».
وفي رواية أبي بكر الهذلي، عن عكرمة، عن ابن عباس أنه قال: إن الشمس لا تطلع حتى يَنْخَسَها (١) سَبعونَ ألف مَلك يقولون لها: اطلعي اطلعي، فتقول: لا أطلع على قوم يعبدونني من دون الله. فإذا همّت بالطلوع أتاها شيطانٌ يريد أن يُثبّطها، فتطلع بين قرنيه وتحرقه. فإذا تضيِّفت للغروب عزمت على السجود (٢) لله – Exalté soit-Il – فيأتيها شيطان يريد أن يثبطها عن السجود، فتغرب من قرنيه وتحرقه. أورده ابن عساكر مطولًا (٣) . ومن شعره في حَمَلَة العرش: [من الطويل] فمن حاملٍ إحدى قوائمِ عرشِه … ولولا إلهُ الخلقِ كَلُّوا وبلَّدوا (٤) قيامٌ على الأقدامِ عانونَ تحته … فرائصُهم من شدّة الخوف ترعد (٥) رواه ابن عساكر، وروي عن الأصمعي أنه كان ينشد من شعر أمية: [من الخفيف] مجِّدوا اللهَ فهو للمجْدِ أهْلُ … رَبُّنا في السماء أمسى كَبيرا بالبناءَ الأعلى الذي سَبَقَ النَّـ … ـاسَ وسَوَّى فَوْق السَّماءَ سَرِيرا شَرْجَعًا لا ينالهُ بَصَرُ العَيْـ … ـنِ تَرَى دُوْنه الملائِكَ صُورا (٦) ثم يقول الأصمعي: الملائك: جمع ملك، والصور: جمع أصور، وهو المائل العنق، وهؤلاء حَملة العرش. ومن شعر أمية بن أبي الصلت يمدح عبد الله بن جُدْعان التيمي (٧) : [من الوافر] أأذكرُ حَاجتي أمْ قَدْ كفاني … حَيَاؤُكَ إنَّ شيْمَتَك الحياءُ وعِلمُك بالحقوقِ وأنْتَ فَرْعٌ … لكَ الحسَب المهذّبُ والسناء كريمٌ لا يغيره صَباح … عن الخُلُق الجزيل ولا مَساء (٨) يباري الريحَ مَكْرُمةً وجُودًا … إذا ما الكَلْبُ أجحَره الشتاء وأرضُك أرضُ مَكرمةٍ بَنَتْها … بنو تَيْمٍ وأنتَ لها سماء
(١) ينخسها: يقال: نخس الدابة، غرز مؤخّرها أو جنبها بعود ونحوه. (٢) زيادة من ب. (٣) مختصر تاريخ دمشق (٥/ ٤٨). (٤) في ط: وأبلدوا. وكذلك في ديوانه. (٥) العاني: الأسير. والبيتان في ديوان أمية (٣٦٨ - ٣٦٩). (٦) في ط: شرجعًا يناله، ولا يستقيم الوزن بذلك. والأبيات في ديوانه (٣٩٩ - ٤٠٠). وهي من الشعر المتهم والشرجع: العالي المنيف. (٧) في ب: ومن شعره يمدح ابن جدعان. (٨) في ب، ط: الجميل.

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