Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Les clefs (maqālīd) de cette affaire.

Il dit : « Sais-tu qui se trouve dans ce puits ? » Il répondit : « Non. » Il dit : « Il y a ‘Utba ibn Rabī‘a et Shayba ibn Rabī‘a, qui sont tes cousins maternels — leur mère est Ruqayya (1), fille de ‘Abd Shams. »

Alors il mutila les oreilles de sa chamelle et lui coupa la queue, puis il s’arrêta près du puits en disant :

[Extrait du mètre majzūʾ al-kāmil]
« Qu’y a-t-il à Badr et à l’Aqanqal, / de chefs prestigieux, puissants ? » (2)

Le poème se poursuit jusqu’à sa fin, comme il sera relaté en entier dans l’histoire de Badr, si Dieu le veut. Ensuite, il retourna à La Mecque et à Ṭā’if, puis il renonça à l’islam (3).

Puis il mentionna l’histoire des deux oiseaux et le récit de sa mort, comme il a déjà été rapporté. Il récita alors ses vers au moment de son décès :

[Extrait du mètre al-khafīf]
« Toute vie, même si elle dure longtemps, / finit un jour par s’éteindre.
Puissé-je avoir été, avant tout ce qui m’est apparu, / sur les hautes montagnes, à garder les chèvres sauvages !
Place la mort devant tes yeux et prends garde / à l’embûche du temps, car le temps recèle ses pièges (4),
Qui déchirent de leurs griffes les lions et les taureaux sauvages, / ainsi que le tout jeune (animal) au sein de son repaire (5),
Et s’en prennent aux vautours nichés sur les sommets, aux gazelles / craintives et aux petites autruches encore frêles (6). »

Et il dit : « Al-qasāwir est le pluriel de qaswara, c’est-à-dire le lion. As-ṣid‘ān désigne les taureaux sauvages (leur singulier étant ṣad‘). At-ṭifl est la forme particulière de rougeur de l’œil. Al-bughāth est le vautour que l’on appelle ar-rakhm, an-niyāf sont les montagnes, al-ya‘fūr est la gazelle, et al-‘awhah est le petit de l’autruche. Ainsi, la mort n’épargne ni les bêtes sauvages dans les étendues désertiques, ni le vautour niché au sommet des montagnes ; elle ne laisse pas vivre le plus petit en raison de sa petitesse, ni le plus grand en raison de sa grandeur. »

Al-Khaṭṭābī et d’autres ont commenté les points singuliers (gharīb) de ces récits.

(1) Cela figure ainsi dans B : c'est une information connue. Dans A, éd. : Rabīʿa. (2) Son recueil poétique (p. 346). Al-ʿUqnql : un amas de sable à Badr. Al-Marāziba : pluriel de marzabān, un cavalier courageux (persan). Al-Jaḥājḥ : pluriel de jaḥjaḥ, désignant une personne noble et généreuse. (3) Abrégé de l’Histoire de Damas (t. 5, pp. 52-53). (4) Al-Ghawla : ce que détruit la chose quand elle est excessive (le verbe ghāla signifie « détruire »). Al-Ghūl : la mort, et tout ce qui anéantit l’homme. (5) Dans le recueil poétique : dans les terres désertiques, al-shakīlā. Le correcteur, dans l’édition du Matn al-Manār, note que le sens ne se tient pas avec cette lecture, et c’est pourquoi il a proposé de lire (wal-ṭifl fī al-qufāri al-shakīlā) car « ṭifl » dans la langue peut signifier « feu » ou « enfant de toute bête sauvage ». Al-Manār signifie « lieu de lumière ». La nature des vers ne soutient pas ce sens. (6) Dīwān de Umayya (pp. 451-452). Al-Barām : le mulot (qulwād), un insecte nuisible qui s’attache au chameau et autres animaux similaires.
مقاليدَ هذا الأمر. قال: أتدري مَنْ في القليب؟ قال: لا. قال: فيه عُتبة بن ربيعة، وشَيبة بن ربيعة، وهما ابنا خالك -وأمه رُقية (١) بنتُ عبد شمس- قال: فَجَذَعَ أذني ناقته، وقطع ذنَبها، ثم وقفَ على القليب يقول: [من مجزوء الكامل] ما ذا ببَدرٍ فالعَقَنْـ … ـقَلِ مِن مرازبةٍ جَحاجِح (٢) القصيدة إلى آخرها، كما سيأتي ذكرها بتمامها في قصّة بدر إن شاء الله. ثمّ رجع إلى مكة والطائف، وترك الإسلام (٣) . ثمّ ذكر قصّة الطيرين، وقصّة وفاته كما تقدم. وأنشدَ شعرَه عند الوفاة: [من الخفيف] كلُّ عيشٍ وإن تَطاولَ دَهْرًا … صائرٌ مرةً إلى أنْ يزولا ليتني كُنْتُ قبلَ ما قد بدا لي … في قِلالِ الجبالِ أرعَى الوُعُولا فاجْعل الموتَ نُصْبَ عَينيكَ واحْذَرْ … غَوْلةَ الدهْر إنّ للدهْرِ غُوْلا (٤) نائلًا ظُفْرُها القَسَاورَ والصَّدْ … عَان والطِّفْلَ في المنار الشَّكِيلا (٥) وبُغَاثَ النِّيافِ واليَعْفُرَ النا … فِرَ والعَوْهَجَ البُرامَ الضَّئِيلا (٦) فقوله: القساور: جمع قَسْورة، وهو الأسد. والصِّدْعان: ثيران الوحش، واحدها صَدْع، والطّفل: الشكل من حمرة العين. والبغاث: الرخم. والنياف: الجبال. واليَعْفُر: الظبي. والعوهج: ولد النعامة. يعني أن الموت لا ينجو منه الوحوش في البراري، ولا الرخم الساكن في رؤوس الجبال، ولا يترك صغيرًا لصغره ولا كبيرًا لكبره. وقد تكلَّم الخطابي وغيرُه على غريب هذه الأحاديث.
(١) كذا في ب: وهو معروف. وفي أ، ط: ربيعة. (٢) ديوانه (٣٤٦). والعقنقل: كثيب رمل ببدر. والمرازبة: جمع مرزبان، وهو الفارس الشجاع (فارسية). والجحاجح: جمع جحجاح، وهو السيد الكريم. (٣) مختصر تاريخ دمشق (٥/ ٥٢ - ٥٣). (٤) الغَوْلة: المَرَّةُ من غاله الشيء غَوْلًا إذا أهلكه. والغُول: المنية وكل ما أهلك الإنسان. (٥) في الديوان: في القفار الشكيلا. وقال محققه في رواية المتن المنار: لا يستقيم معناه بهذه الرواية، ولهذا اجتهدت أن أقرأه (والطفل في القفار الشكيلا) لأن الطفل في اللغة: النار، أو ولد كل وحشيّةٍ. والمنار: موضع النور. وطبيعة الأبيات لا تساعد على هذا المعنى. (٦) ديوان أمية (٤٥١ - ٤٥٢). والبرام: القُراد، وهو دويبة تعلق بالبعير ونحوه.

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