Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Une partie d’entre eux fut introduite dans le Feu, et ses facilités leur parurent néfastes.

Ces cœurs se sont engagés : lorsque leur intention se tourne vers le bien, ils renoncent à tout ce qui pourrait les en empêcher.

Le bas-monde de Dieu, qu’Il anéantit, les a détournés de la quête du Paradis, les menant vers l’affliction.

Un serviteur s’adressa à son âme et la réprimanda, sachant que l’Omniscient la surveille.

Quel attrait l’âme peut-elle trouver dans la vie ? Quand bien même elle vivrait un instant, la mort la rejoindrait.

(1)
Celui qui fuit un jour son destin ne tarde guère à le rencontrer, à l’improviste.

S’il ne meurt pas en pleine vigueur, il mourra de vieux jours. La mort est un calice, et chacun le goûtera.

(2)

(3) Il dit : « Puis il s’en retourna à son campement ; il ne s’écoula qu’un court moment avant qu’on ne le poignardât dans sa ḥiyārah (4). »

La nouvelle vint jusqu’à moi. Je revins donc à lui et le trouvai soutenu (5), déjà recouvert d’un linceul. Je m’approchai de lui ; il poussa un grand soupir, ouvrit grand les yeux (6), regarda vers le plafond, éleva la voix et dit :

[rajaz]
« Me voici, me voici devant vous deux !
Point de richesse pour me racheter,
Point de proches pour me protéger. »

Puis il perdit connaissance. Il poussa un nouveau soupir, et je m’écriai : « L’homme est perdu ! » Mais il leva de nouveau les yeux vers le plafond, éleva la voix et dit :

[rajaz]
« Me voici, me voici devant vous deux !
Je n’ai nulle innocence à plaider,
Ni clan auquel me rallier. »

Puis il s’évanouit à nouveau. Lorsqu’il reprit son souffle, il ouvrit les yeux, regarda le plafond et dit :

[rajaz]
« Me voici, me voici devant vous deux !
Comblé de bienfaits, accablé par mes fautes. »

Il perdit encore connaissance. Au moment où il expira un grand soupir, il dit :

[rajaz]
« Me voici, me voici devant vous deux !
Si Tu pardonnes, ô Dieu, Tu pardonnes abondamment.
Et quel serviteur est à Toi sans commettre de fautes ? »

(7)

(1) Dans l'édition Ma Raghib. (2) Dans l'édition Al-Usul : Ghibaṭah. Cela n'a pas de fondement. Le plus certain est ce qui se trouve dans son dīwān. Ghibaṭah est mort jeune. Les vers se trouvent dans le dīwān d’Omayyah : (419), avec leur référence. (3) Dans B : elle a dit. (4) Dans l'édition T : sa perplexité. Dans l'abrégé de l’Histoire de Damas : il a douté lors de son funérailles. Le sens n’est pas cohérent. Al-Ḥiyār désigne la trace. (5) Le naʿsh : le lit sur lequel on porte le roi lorsqu’il est malade. (6) « Ouverture de la vue du mort » : ses yeux se sont ouverts et il a fixé son regard comme s’il regardait quelque chose, son regard ne revient pas à autre chose. (7) Son dīwān (491). Quant à la douleur de l’homme : elle relève des « lummam », qui sont les petits péchés.
وفرقةٌ منهمُ قدِ ادخِلتِ النَّـ … ـارَ فساءتْهمُ مَرافقها تعاهدتْ هذه القلوبُ إذا … هَمَّتْ بخيرٍ عافَتْ عَوائقُها وصَدَّها للشقاءَ عَن طلَبِ الـ … ـجَنَّةِ دُنْيا اللهُ ماحِقُها عبدٌ دَعا نَفسَه فعاتَبَها … يَعْلَمُ أنَّ البصيرَ رامِقُها ما رغبة النفس في الحياةِ وإن … تَحيا قليلًا فالموتُ لاحِقها (١) يوشِك مَنْ فرَّ من منيّته … يومًا على غِرّةٍ يُوافقها إنْ لم تَمُتْ عَبْطةً تَمُتْ هَرَمًا … لِلموتِ كأسٌ والمرْءُ ذائِقها (٢) قال (٣) : ثم انصرف إلى رحله، فلم يلبث إلا يسيرًا حتى طعن في حيارته (٤) فأتاني الخبر، فانصرفتُ إليه، فوجدتُه منعوشًا (٥) قد سُجّي عليه، فدنوتُ منه، فشهق شهقةً، وشقّ (٦) ، بصره، ونظر نحوَ السقفِ ورفع صوتَه، وقال: [من الرجز] لبَّيكما لبَّيكما … ها أنذا لديكما لا ذو مال فيفديني، ولا ذو أهل فتحميني. ثم أُغمي عليه، إذ شهق شهقةً فقلت: قد هلك الرجلُ. فشقَّ بصره نحو السقف فرفع صوته، فقال: [من الرجز] لبيكما لبيكما … ها أنا ذا لديكما لا ذو براءة فأعتذر، ولا ذو عشيرة فأنتصر. ثم أغمي عليه، إذ شهق شهقةً وشق بصره، ونظر نحو السقف، فقال: [من الرجز] لبيكما لبيكما … ها أنا ذا لديكما بالنعم محفود، وبالذنب محصود، ثم أغمي عليه إذ شهق شهقة. فقال: [من الرجز] لبيكما لبيكما … ها أنا ذا لديكما إنْ تغفرِاللهُمَّ تَغْفِرْ جَمّا … وأيُّ عبدٍ لكَ لا أَلمًّا (٧)
(١) في ط: ما رغّب. (٢) في ط الأصول: غبطة. ولا وجه لها. وأثبت ما في ديوانه. ومات عبطة: شابًا. والأبيات في ديوان أمية: (٤١٩)، وتخريجها فيه. (٣) في ب: قالت. (٤) في ط: حيارته. وفي مختصر تاريخ دمشق: ظعن في جنازته. ولا يستقيم بها المعنى. والحيار: الأثر. (٥) النعش: السرير يحمل عليه الملك إذا مرض. (٦) شق بصر الميت: انفتحت عيناه وشخص كأنه ينظر إلى شيء، لا يرتد إليه طرفه. (٧) ديوانه (٤٩١). وألم الرجل: وقع في اللمم، وهو صغار الذنوب.

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