Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

La seconde (qasida) appartient à An-Nābigha Adh-Dhubyānī, dont le nom est Ziyād ibn Muʿāwiya – certains disent aussi Ziyād ibn ʿAmr (1) –, fils de Muʿāwiya ibn Ḍabbāb ibn Jābir (2) ibn Yarboʿ ibn Ghayẓ ibn Murra ibn ʿAwf ibn Saʿd ibn Dhubyān ibn Baghīḍ. Elle commence par :

[sur le mètre al-basīṭ]
« Ô demeure de Mayya, sur les hauteurs puis sur la pente…
Elle s’est vidée, et les âges lointains s’y sont longuement écoulés. »

La troisième (3) appartient à Zuhayr ibn Abī Sulmā, Rabīʿa ibn Riyāḥ al-Muzanī, et commence par :

[sur le mètre at-tawīl]
« Reste-t-il quelque trace de Umm Awfā, silencieuse et muette ?
À Ḥawmānat ad-Darrāj, puis al-Mutathallam (4)… »

La quatrième est celle de Ṭarafa ibn al-ʿAbd ibn Sufyān ibn Saʿd ibn Mālik ibn Ḍubayʿa ibn Qays ibn Thaʿlaba ibn ʿUkāba ibn Ṣaʿb ibn ʿUlay ibn Bakr ibn Wāʾil, dont le premier vers est :

[sur le mètre at-tawīl]
« De Khawla, il demeure des vestiges à Burqat Thahmad…
Ils brillent tels les restes d’un tatouage sur le dos de la main. »

La cinquième est celle dʾAntara ibn Shaddād ibn Muʿāwiya ibn Qurād ibn Makhzūm ibn Rabīʿa ibn Mālik ibn Ghālib (5) ibn Quṭayfa ibn ʿAbs, de la tribu des ʿAbs. Son poème débute ainsi :

[sur le mètre al-kāmil]
« Les poètes ont-ils laissé un unique endroit à explorer ?
Ou reconnais-tu la demeure après l’avoir seulement imaginée ? (6) »

(1) L'a dit al-Tabrīzī dans son commentaire sur les dix qasāʾid (446). (2) Il y a une confusion dans les généalogies chez B. Chez A, il est « fils de Jābir fils de Ḍabāb ». La généalogie d’al-Nābigha est donnée comme ici dans Ṭabaqāt Fuḥūl al-Shuʿarāʾ (1/51), al-Shiʿr wa al-Shuʿarāʾ (1/163), al-Aghānī (11/3), al-Muʾtalif wa al-Mukhtalif (191) et Jumḥarat al-Nasab d’Ibn Ḥazm (253). (3) Dans B, le troisième poète est donné comme ʿAlqama b. ʿAbda, puis vient Zuhayr quatrième, et ainsi de suite. (4) Umm Awfā : épouse de Zuhayr. Al-Dimana : traces des gens et endroits dont la couleur a noirci. Ḥawmānat al-Darrāj et al-Mutathallim : deux lieux. (5) Sa remarque : Ghalib est un ajout dans Ṭ, concordant avec la généalogie la plus répandue dʿAntara. Voir Ṭabaqāt Fuḥūl al-Shuʿarāʾ (1/152) et al-Shiʿr wa al-Shuʿarāʾ (1/250). (6) Dans B, après le vers, il est ajouté : « Il était arabe Ṣulayba, et sa mère était en réalité abyssinienne ; il avait donc la peau foncée comme sa mère, ce qui fit croire au commun des gens qu’il était un esclave affranchi, et ils surnommèrent sa mère Zubayba. On raconte également quʿAntara avait un frère nommé Shībūb, mais je n’ai trouvé cela dans aucune source historique. En vérité, il avait un frère nommé ʿUtba, selon ce qu’a mentionné Ibn Khāluwayh dans son commentaire des sept Muʿallaqāt. Son père était également un homme brave et connu sous le nom de cavalier de Jirwah — nom de son cheval — et ʿAntara était l’un des hommes les plus vaillants et les plus féroces. Il jouissait d’un grand prestige chez les Arabes, son père le reconnaissait et l’en félicitait — un jour un homme se vanta auprès de lui, et ʿAntara lui dit : « Malheur à toi ! Par Dieu, je suis prompt à la bataille en cette assemblée, et je refuse le butin ; je surpasserai les braves. » L’homme lui répondit : « Je suis plus poète que toi. » ʿAntara lui dit : « Tu le sauras bientôt. » Il composa alors ce poème dans lequel il raconte la mort de Muʿāwiya b. Nazzāl et chante son amour pour ʿUbla bint Umm al-Haytham. Il a beaucoup d’autres poèmes, mais ce poème est le premier mentionné par Ibn Khāluwayh. L’Aṣmaʿī et Abū ʿUbaida ont aussi relaté quelques passages de sa vie, mais les conteurs et les ignorants leur ont ajouté beaucoup d’histoires inventées, notamment sur les guerres entre Rustum et Esfandiyār, rois des Perses, qui furent longues et auxquelles ils ont attribué beaucoup d’évènements inventés. »
والثانية للنابغة الذبياني: واسمه زياد بن معاوية - ويقال: زياد بن عمرو (١) - بن معاوية بن ضباب بن جابر (٢) بن يَربوع بن غَيْظ بن مُرَّة بن عوف بن سعد بن ذبيان بن بغيض، وأولها: [من البسيط] يا دارَ ميّةَ بالعلياءَ فالسّنَدِ … أقوتْ وطالَ عليها سالفُ الأبدِ والثالثة (٣) لزهير بن أبي سُلْمى، ربيعة بن رياح المزَني، وأولها: [من الطويل] أمِنْ أمِّ أَوْفَى دِمْنةٌ لم تَكلَّمِ … بِحَوْمانةِ الدَّرَّاج فالمُتَثَلَّم (٤) والرابعة لطَرَفَةَ بن العبد بن سفيان بن سعد بن مالك بن ضُبَيعة بن قيس بن ثعلبة بن عُكابة بن صَعْب ابن عُلَي بن بكر بن وائل، وأولها: [من الطويل] لخَولةَ أطلالٌ ببُرقَةِ ثَهْمدِ … تلوحُ كباقي الوشْمِ في ظاهر اليد والخامسة لعنترة بن شداد بن معاوية بن قُراد بن مخزوم بن ربيعة بن مالك بن غالب (٥) بن قُطَيفةَ بن عبس العبسي وأولها: [من الكامل] هل غادرَ الشعراءُ من مُتردِّمِ … أمْ هَل عَرَفتَ الدارَ بعدَ توهُّم (٦)
(١) قاله التبريزي في شرح القصائد العشر (٤٤٦). (٢) سقط ضباب من النسب في ب. وفي أ: بن جابر بن ضباب. ونسب النابغة كما هنا في طبقات فحول الشعراء (١/ ٥١)، والشعر والشعراء (١/ ١٦٣)، والأغاني (١١/ ٣)، والمؤتلف والمختلف (١٩١)، وجمهرة النسب لابن حزم (٢٥٣). (٣) في ب جعل الثالثة لعلقمة بن عبدة، ثم تابع لزهير الرابعة، وهكذا. (٤) أم أوفى: زوجة زهير. والدمنة: آثار الناس وما اسود من أماكنهم. وحومانة الدراج، والمتثلم: موضعان. (٥) قوله: غالب زيادة من ط، توافق المشهور من نسب عنترة. انظر طبقات فحول الشعراء (١/ ١٥٢)، والشعر والشعراء (١/ ٢٥٠). (٦) زاد في ب بعد البيت قوله: وهو عربي صليبة، وإنما كانت أمه حبشية، فكان أسمر اللون كأمه، فتوهم العامة أنه كان عبدًا رقيقًا، وسموا أمه زبيبة. ويقولون: عنتر، ويجعلون له أخًا اسمه شيبوب، ولم أرَ ذلك في شيء من التواريخ. وإنما كان له أخ اسمه عُتبة فيما ذكره ابن خالويه في شرح المعلقات السبع. وكان أبوه من الشجعان أيضًا، وكان يعرف بفارس جِرْوة -اسم فرس له- وكان عنترة من أشد الناس بأسًا، وأبطشهم يدًا. وكان له مقامات في العرب، وكان أبوه يعترف له بذلك ويشكره على ذلك. وقد فاخره رجل فقال له عنترة: ويلك! والله إني لأحضر البأس في المقام، وأعف عن الغنيمة، وأفضُل الشجعان. فقال له الرجل: أنا أشعر منك. فقال له عنترة: ستعلم ذلك. فعمل قصيدته هذه، فذكر فيها قتل معاوية بن نزّال، وتغزل بمعشوقته عبلة بنت أم الهيثم. وله شعر كثير غيرها. ولكن هذه القصيدة هي أول ما قاله من الشعر فيما ذكره ابن خالويه. ومن شعره يقول: يا عبل للمنية مهربي … إن كان ربي في السماء قضى بها وقد ذكر له الأصمعي، وأبو عبيدة شيئًا يسيرًا من سيرته، فزاد عليها القصاص وجهلة الناس أشياء كثيرة مكذوبة ح، وحروبًا كانت بين رستم واسفنديار ملك من ملوك الفرس كانت بينهما حروب طويلة، فساقوا كثيرًا منها في حروب =

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