Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il fit allusion à eux (1) alors qu’il chevauchait un chameau et en conduisait un autre. Il dit : « Qui d’entre vous est Abou al-Khaybari ? » Il répondit : « C’est moi. » Il lui dit : « En effet, Hâtim (Hatim) m’est apparu en rêve et m’a informé qu’il avait offert ta chamelle à tes compagnons, et il m’a ordonné de te transporter. Voici donc un chameau : prends-le. » Puis il le lui remit (2).

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Mention de quelques récits concernant ‘Abd Allâh ibn Jud‘ân

Il s’agit de ‘Abd Allâh ibn Jud‘ân ibn ‘Amr ibn Ka‘b ibn Sa‘d ibn Taym ibn Murra, le seigneur des Banû Taym. Il était le cousin paternel du père d’Abou Bakr al-Siddîq (que Dieu l’agrée). C’était l’un des hommes généreux et magnanimes de l’époque antéislamique, qui nourrissait ceux que la famine accablait (3).

Au début, il était pauvre et démuni. C’était un homme turbulent, commettant de nombreux méfaits, au point que son peuple, sa tribu, sa famille et son clan le détestaient — même son propre père. Un jour, il sortit errant et découragé dans les vallées de La Mecque (4). Il aperçut une fissure dans la montagne, qu’il soupçonna d’abriter quelque danger. Il s’en approcha dans l’espoir d’y mourir et de trouver le répit. Lorsqu’il s’en approcha, un serpent en surgit, bondissant vers lui. Il tenta de l’éviter, mais en vain. Quand il fut tout près, il s’aperçut que le serpent était en or, avec deux yeux en rubis. Il le brisa, le prit et pénétra dans la grotte, où se trouvaient les tombes de certains rois de Jurhum (5), parmi lesquels al-Hârith ibn Mudâd, dont la disparition avait été si longue que personne n’en savait l’issue. Il trouva près de leurs têtes une plaque d’or comportant leurs dates de décès et la durée de leurs règnes, ainsi qu’une grande quantité de joyaux, de perles, d’or et d’argent. Il en prit ce dont il avait besoin (6), puis ressortit. Il marqua l’entrée de la grotte et retourna auprès des siens ; il leur fit tant de largesses qu’ils l’aimèrent et le reconnurent comme chef. Il se mit à nourrir les gens et, chaque fois que ses réserves s’amenuisaient, il retournait à la grotte pour s’approvisionner à nouveau, puis repartait (7).

‘Abd al-Malik ibn Hishâm mentionne ce récit dans son ouvrage intitulé « al-Tîjân » (8).

(1) Note : il appelle. (2) L'information se trouve dans Al-Khabar fi al-Shiʿr wa al-Shuʿarāʾ (1/249), Murooj al-Dhahab (2/162-163), Al-Aghānī (17/287-288 et 300) et Khizānat al-Adab (3/129). (3) Al-Musnattūn : les desséchés. Ibn Ḥabīb l'a mentionné dans al-Muḥbir (137-139) et l'a considéré parmi les meilleurs de la période préislamique. (4) Ḥāʾir Bāʾir : n'est tourné vers rien, ne suit pas la raison et n'obéit à aucun guide. (Al-Qāmūs). (5) Zād fī B : longue. (6) Fī B : ce qui lui suffit. (7) L'information se trouve dans Al-Rawḍ al-Anf (1/159), où est expliqué comment Ibn Jadhʿān a découvert que le serpent était fabriqué et non réel. (8) ʿAbd al-Malik ibn Hishām ibn Ayyūb al-Ḥimyarī al-Muʿāfari, historien savant en généalogie, langue et histoire des Arabes. Il est l'auteur de la recension du Sīra d'Ibn Isḥāq. Décédé en 213 H, certains disent 218 H. Son livre al-Tijānj dans les rois de Ḥimyar est publié. Sa biographie se trouve dans Wafayāt al-Aʿyān (3/177) et Al-Aʿlām (4/166).
ينوّه (١) بهم راكبًا جملًا ويقود آخر. فقال: أيكم أبو الخيبري؟ قال: أنا. قال: إن حاتمًا أتاني في النوم فأخبرني أنه قرى أصحابَك ناقتك، وأمرني أن أحملك، وهذا بعيرٌ فخذه. ودفعه إليه (٢) . * * * ذكر شيء من أخبَار عبد الله بن جدعان هو عبد الله بن جُدْعان بن عمرو بن كعب بن سعد بن تيم بن مُرَّة، سيد بني تيم، وهو ابن عم والد أبي بكر الصديق (رضي الله عنه) . وكان من الكرماء الأجواد في الجاهلية المطعمين للمسنتين (٣) . وكان في بدء أمره فقيرًا مُمْلِقًا، وكان شِرّيرًا يُكْثِر من الجنايات، حتى أبغضه قومُه وعشيرتُه وأهلُه وقبيلتُه، وأبغضوه حتى أَبُوه، فخرج ذات يوم في شِعاب مكة حائرًا بائرًا (٤) ، فرأى شِقًا في جبل، فظن أن يكون به شيء يؤذي، فقصدَه لعلّه يموت فيستريح مما هو فيه، فلما اقترب منه إذا ثعبانٌ يخرج إليه ويَثِبُ عليه، فجعل يحيدُ عنه ويَثِبُ فلا يُغْني شيئًا، فلما دنا منه إذا هو من ذهب، وله عينان هما ياقوتتان، فكَسَره وأخذه، ودخل الغار فإذا فيه قبور لرجال (٥) من ملوك جُرهم، ومنهم الحارث بن مُضاض الذي طالت غيبتُه فلا يُدرَى أين ذهبَ، ووجد عند رؤوسهم لوحًا من ذهب فيه تاريخ وفاتهم ومُدَد ولايتهم، وإذا عندهم من الجواهر واللآلئ والذهب والفضة شيء كثير، فأخذ منه حاجتة (٦) ، ثمّ خرج. وعَلَّم بابَ الغارِ ثم انصرف إلى قومه، فأعطاهم حتى أحَبّوه، وسادهم، وجعل يُطعم الناسَ، وكلما قَلَّ ما في يده ذَهَبَ إلى ذلك الغار فأخذ حاجته، ثمّ رَجَع (٧) . فممن ذكر هذا عبد الملك بن هشام في كتاب "التيجان" (٨) .
(١) ينوّه: ينادي. (٢) الخبر في الشعر والشعراء (١/ ٢٤٩)، ومروج الذهب (٢/ ١٦٢ - ١٦٣)، والأغاني (١٧/ ٢٨٧ - ٢٨٨ و ٣٠٠)، وخزانة الأدب (٣/ ١٢٩). (٣) المسنتون: المجدبون. وقد ذكره ابن حبيب في المحبر (١٣٧ - ١٣٩) وعده من أجواد الجاهلية. (٤) حائر بائر: لم يتجه لشيء، ولا يأتمر رُشْدًا، ولا يطيع مرشدًا. (القاموس). (٥) زاد في ب: طوال. (٦) في ب: ما يكفيه. (٧) الخبر في الروض الأنف (١/ ١٥٩)، وفيه توضيح كيف اكتشف ابن جدعان أن الثعبان مصنوع وليس حقيقيًا. (٨) عبد الملك بن هشام بن أيوب الحميري المعافري، مؤرخ عالم بالأنساب واللغة وأخبار العرب. وهو الذي هذّب كتاب السيرة لابن إسحاق. توفي سنة (٢١٣ هـ) وقيل: (٢١٨ هـ). وكتابه التيجان في ملوك حمير مطبوع. ترجمته في وفيات الأعيان (٣/ ١٧٧)، والأعلام (٤/ ١٦٦).

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