Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il mourut abtar (sans descendance), et ils voulurent alors l’exhumer. C’est pourquoi ‘Umâra (1) leur dit : « Ne l’exhumez pas. Non, par Dieu, que la tribu de Muḍar ne dise pas que nous allons jusqu’à exhumer nos morts. »

Auparavant, Khâlid leur avait déclaré : « Dans la ceinture (2) de mon épouse, il y a deux tablettes : si un point vous paraît obscur, consultez-les et vous y trouverez la réponse à vos questions. Mais qu’aucune femme en période de menstrues ne les touche. » Lorsqu’ils revinrent (3) auprès de son épouse, ils lui demandèrent ces deux tablettes ; elle les leur remit alors qu’elle était en train de menstruer, et le savoir qu’elles contenaient se perdit (4).

Abû Yûnus rapporte que Samâk b. Ḥarb a dit : on interrogea le Prophète (ﷺ) à son sujet, et il répondit : « C’était un prophète que son peuple a laissé perdre. » Abû Yûnus ajoute que Samâk b. Ḥarb (5) mentionna que le fils de Khâlid b. Sinân vint rencontrer le Prophète (ﷺ), et celui-ci lui dit : « Bienvenue à toi, fils de mon frère ! » (6).

Toutefois, ce récit est rapporté selon une chaîne s’arrêtant à Ibn ‘Abbâs et n’indique pas clairement que cet homme ait été un prophète. Les traditions mursal qui affirment qu’il fut prophète ne sont pas recevables en l’occurrence. Il est plus vraisemblable qu’il s’agisse d’un homme vertueux, auquel Dieu accorda des signes et des faveurs particulières.

En effet, s’il vécut au temps de la période intermédiaire (fatra), il est rapporté dans le Ṣaḥîḥ d’al-Bukhârî que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : « Les personnes les plus proches de ‘Îsâ fils de Maryam, c’est moi, car il n’y a pas eu de prophète entre lui et moi » (7). S’il vécut avant cette période, cela non plus n’est pas possible, car Dieu – Exalté soit-Il – dit : « afin que tu avertisses un peuple à qui nul avertisseur n’est venu avant toi, peut-être se rappelleraient-ils » [Al-Qaṣaṣ : 46].

Plusieurs savants ont souligné que Dieu – Exalté soit-Il – n’a pas envoyé de prophète parmi les Arabes après Ismâ‘îl, si ce n’est Muḥammad (ﷺ), le Sceau des prophètes, dont Ibrâhîm l’Ami intime invoqua la venue. Il fut le bâtisseur de la Ka‘ba sacrée, établie par Dieu en tant que Qibla légitime pour les habitants de la Terre. Tous les prophètes annoncèrent sa venue à leurs peuples, et le dernier à l’annoncer fut ‘Îsâ fils de Maryam (que la paix soit sur lui).

C’est également par ce même raisonnement qu’on rejette ce qu’al-Suhaylî (8) et d’autres ont rapporté au sujet de l’envoi d’un prophète arabe nommé Shu‘ayb b. Dhî Mahdham b. Shu‘ayb b. Ṣafwân, le maître de Madyan, ainsi que l’envoi auprès des Arabes de Ḥanẓala b. Ṣafwân (9). Ces peuples les auraient traités de menteurs, et Dieu aurait alors déchaîné sur les Arabes Nabuchodonosor, qui leur infligea massacres et déportations, comme il le fit subir aux Fils d’Israël, à l’époque de Ma‘add b. ‘Adnân. Il est plus probable que ces hommes fussent des justes, appelant leurs semblables au bien. Dieu sait mieux.

On a déjà évoqué ‘Amr b. Luḥayy b. Quma‘a b. Khindif dans l’histoire de Khuza‘a après Jurhum.

(1) Dans l’édition Ṭ, nous avons dit : « nous l'avons déterré », car on nous avait ordonné de le déterrer, puis ʿImāra leur dit cela. (2) Ainsi dans l’édition Ṭ, ce qui concorde avec ce qu’Ibn Ḥajar rapporte dans al-Iṣāba. C’est la version qui semble la plus correcte. Dans les éditions Ā et B, il est écrit : « ʿAlm ». Et al-ʿukn est le pluriel de ʿukna, qui désigne la chair repliée du ventre. (3) Ainsi dans l’édition Ṭ, ce qui est conforme à ce qu’a rapporté Ibn Ḥajar. Dans les éditions Ā et B : « Vous interrogez sans que la femme soit en état de ḥayḍ, puis, après avoir achevé son enterrement, ils se rendirent auprès de son épouse. » (4) Ce hadith se trouve dans al-Iṣāba (1/467-468), dans l’Histoire d’al-Khumays (199-200), et al-Kāmil (1/376). Il est également mentionné dans al-Murūj (2/226), où une variante est attestée. (5) Atelier ajouté dans les textes B et Ṭ, ainsi que dans al-Iṣāba. (6) Cela figure dans al-Uṣūl, dans al-Iṣāba, et al-Kāmil : c’est la fille de Khālid ibn Sinnān qui vint au Prophète ﷺ, non son fils. (7) Sahîh al-Bukhârî n° 3442 et 3443, dans le chapitre des Prophètes, autour du verset coranique : « Et rappelle dans le Livre Marie » (Qur’ān), où il existe un désaccord avec ce qui est rapporté ici. De même, Muslim dans ses Ṣaḥīḥ, n° 2365, au chapitre des mérites, concernant les mérites de ʿĪsā (as). (8) al-Rawḍ (1/12), et l’Histoire d’al-Ṭabarī (2/271). (9) Ce hadith est rapporté dans l’Histoire d’al-Khumays (200).
أبتر، فأرادوا نبشه فقال لهم (١) عمارة لا تنبشوه، لا والله لا تُحدِّث مضر أنّا ننبش موتانا. وقد كان قال لهم خالد: إن في عُكَن (٢) امرأته لوحين فإنْ أشكَل عليكم أمرٌ فانظروا فيهما، فإنكم ستجدون ما تسألون عنه قال ولا يمسهما حائض. فلما رجعوا إلى (٣) امرأته سألوها عنهما، فأخرجتهما إليهم وهي حائض، فذهب ما كان فيهما من علم (٤) . قال أبو يونس: قال سماك بن حَرب: سُئل عنه النبي ﷺ فقال: "ذاك نبيٌّ أضاعَه قومه" . قال: أبو يونس: قال سماك بن حرب (٥) إن ابن خالد بن سنان أتى النبي ﷺ فقال: "مرحبًا بابن أخي" (٦) . فهذا السياق موقوف على ابن عباس، وليس فيه أنه كان نبيًا، والمرسَلات التي فيها أنه نبي لا يُحتَجُّ بها ها هنا، والأشبه أنه كان رجلًا صالحًا له أحوال وكرامات، فإنه إن كان في زمن الفترة فقد ثبت في صحيح البخاري عن رسول الله ﷺ أنه قال: "إنّ أولى الناس بعيسى بن مريم أنا، لأنه ليس بيني وبينه نبي" (٧) . وإن كان قبلها فلا يمكن أن يكون نبيًا لأن الله تعالى قال: ﴿لِتُنْذِرَ قَوْمًا مَا أَتَاهُمْ مِنْ نَذِيرٍ مِنْ قَبْلِكَ لَعَلَّهُمْ يَتَذَكَّرُونَ﴾ [القصص: ٤٦] . وقد قال غير واحد من العلماء: إن الله تعالى لم يبعث بعد إسماعيل نبيًا في العرب إلا محمدًا ﷺ خاتم الأنبياء الذي دعا به إبراهيم الخليل باني الكعبة المكرمة التي جعلها الله قِبلةً لأهل الأرض شرعًا، وبشّرت به الأنبياء لقومهم، حتى كان آخر من بشّر به عيسى بن مريم (عليه السلام) . وبهذا المسلك بعينه يُرَدّ ما ذكره السهيلي (٨) وغيره من إرسال نبي من العرب يقال له: شُعيب بن ذي مَهذم بن شعيب بن صفوان صاحب مَدين، وبُعث إلى العرب أيضًا حنظلة بن صَفوان (٩) فكذبوهما فسلّط الله على العرب بختَ نصّر فنال منهم من القتل والسبي نحو ما نال من بني إسرائيل، وذلك في زمن معد بن عدنان. والظاهر أن هؤلاء كانوا قومًا صالحين يدعون إلى الخير. والله أعلم. وقد تقدّم ذكر عمرو بن لُحي بن قمعة بن خِندف في أخبار خُزاعة بعد جُرهم. * * *
(١) في ط: فقلنا انبشوه، فإنه أمرنا أن ننبشه، فقال لهم عمارة. (٢) كذا في ط، وهو موافق لما نقله ابن حجر في الإصابة. وهو الأشبه بالصواب. وفي أ، وب: علم. والعُكن: جمع عُكنة، وهي ما تثنى من لحم البطن وانطوى. (٣) كذا في ط. وهو موافق لما أورده ابن حجر. وفي أ، وب: تسألون ولا تمسه حائض فلما فرغوا من دفنه أتوا امرأته. (٤) الخبر في الإصابة (١/ ٤٦٧ - ٤٦٨)، وتاريخ الخميس (١٩٩ - ٢٠٠)، والكامل (١/ ٣٧٦). والمروج (٢/ ٢٢٦)، وفي روايته اختلاف. (٥) زيادة متن ب، وط. والإصابة. (٦) كذا في الأصول. والذي في الإصابة. والكامل: أن الذي أتى إلى النبي ﷺ ابنة خالد بن سنان، لا ابنه. (٧) صحيح البخاري رقم (٣٤٤٢ و ٣٤٤٣)، في الأنبياء، باب قول الله تعالى: ﴿وَاذْكُرْ فِي الْكِتَابِ مَرْيَمَ﴾ وفيه اختلاف عما ها هنا، وكذلك رواه مسلم، رقم (٢٣٦٥) في الفضائل، باب فضائل عيسى (عليه السلام) . (٨) الروض (١/ ١٢)، وتاريخ الطبري (٢/ ٢٧١). (٩) خبره في تاريخ الخميس (٢٠٠).

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