Il est question des fondements des généalogies des tribus arabes du Hijaz jusqu’à Adnan (1). En effet, Adnan eut deux fils : Maʿadd et ʿAk.
As-Suhaylī déclare qu’Adnan eut également un fils nommé al-Ḥārith et un autre appelé (2) al-Mudhaqqab. Il ajoute que Ḍaḥḥāk est aussi mentionné parmi les fils d’Adnan, mais qu’on dit également que Ḍaḥḥāk serait plutôt le fils de Maʿadd et non d’Adnan.
Il rapporte en outre qu’on attribue à Adnan deux fils, ʿAdan – à qui l’on doit le nom de la ville d’Aden – et Abyan. Cet avis est mentionné par at-Ṭabarī (3). Puis ʿAk épousa une femme parmi les Ashʿarites et s’établit dans leur région au Yémen, et leur langue devint alors commune (4). Dès lors, certains habitants du Yémen prétendirent qu’ils appartenaient à cette lignée et dirent : « ʿAk ibn ʿAdnan ibn ʿAbd Allāh ibn al-Azd ibn al-Ghawth ». Certains avancent : « ʿAk ibn ʿAdnan ibn adh-Dhib ibn ʿAbd Allāh ibn al-Asad », et l’on dit aussi ar-Rayth au lieu de adh-Dhib. Cependant, la version correcte, comme nous l’avons rappelé, est qu’ils descendent bien d’Adnan (5).
ʿAbbās ibn Mirdās déclara (sur le mètre aṭ-Ṭawīl) :
« ʿAk ibn ʿAdthān, qui prirent le surnom de Ghassān, jusqu’à ce qu’ils fussent chassés de toute part » (6).
Quant à Maʿadd, il eut quatre fils : Nizār, Quḍāʿa, Qunus et Iyād. Quḍāʿa était l’aîné, et c’est en son nom que Maʿadd recevait son kunya (titre d’honneur). Nous avons déjà évoqué (7) la divergence à propos de Quḍāʿa, mais cette version est considérée comme la plus fiable selon Ibn Isḥāq (8) et d’autres. Dieu est plus savant.
S’agissant de Qunus, on rapporte qu’ils disparurent sans laisser de descendance, bien que certains des Anciens (9) considèrent que an-Nuʿmān ibn al-Mundhir, gouverneur d’al-Ḥīra sous l’autorité de Kisrā, fût issu de leur lignée. D’autres affirment plutôt qu’il appartenait à la tribu Ḥimyar, comme on l’a déjà mentionné. Dieu est plus savant.
Pour ce qui est de Nizār, il eut pour enfants Rabīʿa, Muḍar et Anmār. Ibn Hishām affirme de même qu’Iyād ibn Nizār, comme le souligne le poète (10) sur le mètre ar-Ramal :
« Et de vaillants jeunes gens, magnifiques de visage… issus d’Iyād ibn Nizār ibn Maʿadd. »