J’ai loué le Messager de Dieu, voulant par cette louange accroître mes chances de parvenir à de nobles desseins.
J’ai loué un homme qui surpasse toute éloge et qui proclame l’unicité divine par ses attributs, tant pour le lointain que pour le proche.
(1)
Un Prophète dont la lumière s’est élevée à l’Orient, offrant ses signes éclatants aux habitants de l’Occident.
Des nouvelles de lui nous étaient déjà parvenues avant sa venue, et sa renommée s’est répandue en tout lieu.
Les devins se mirent à proclamer son nom, rejetant, par son intermédiaire, toutes les suppositions fallacieuses.
Les idoles reçurent la faculté de parler et proclamèrent devant Dieu leur désaveu des discours mensongers.
Elles dirent aux incroyants, d’une parole explicite : « Il est venu à vous un Prophète issu de Lu’ayy ibn Ghalib. »
Des djinns tentèrent de surprendre les cieux, mais les étoiles filantes les chassèrent de leurs positions.
(2)
Il nous a guidés vers ce à quoi nous ne pouvions parvenir, tant notre égarement était grand, malgré l’évidence des voies.
Il est venu avec des versets montrant qu’ils sont les signes d’un Tout-Puissant qui récompense et châtie.
Parmi eux, la scission de la lune, alors que ses rayons illuminaient la cime des montagnes.
(3)
S’y ajoute le jaillissement de l’eau d’entre ses doigts, au moment où toute source manquait aux assoiffés.
(4)
Il en abreuva une foule nombreuse, et les pentes s’ouvrirent à ce flot sous l’effet de mains bienveillantes.
(5)
Et tel un puits qui se mit à déborder au simple toucher de sa flèche, lui qui naguère refusait une seule gorgée au buveur.
(6)
De même, cette mamelle qu’il effleura, qui se mit à donner du lait alors qu’elle n’en contenait pas pour la main du trayeur.
Et cette avant-bras (cuit) qui parla avec éloquence, révélant le dessein d’un ennemi voué à l’hostilité.
Il annonçait aussi les faits avant qu’ils ne se produisent, dévoilant, dès leurs prémices, l’issue des événements.
Parmi ces signes se trouve la Révélation qu’il apporta, proche dans son accès, emplie de merveilles.
Les pensées restent trop limitées pour l’atteindre : aucun orateur, si éloquent soit-il, ne peut s’en rendre maître, ni en saisir la portée.
Elle renferme toute science et recèle toute sagesse, surpassant les ambitions de celui qui s’obstine dans la dissimulation.