Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Les gens pensent que les deux rois se sont réconciliés, et quiconque entend parler de leur union constate que l’affaire est devenue grave.

(1) Nous avons tué le qīl (roi) Masrūq et abreuvé la dune de sang. Le qīl est certes le souverain de tous, et Wahriz a prononcé un serment solennel. Il savoure un vin clair jusqu’à ce que captifs et biens soient ramenés.

Les Arabes du Hidjâz et d’autres contrées se rendirent auprès de Sayf pour le féliciter de voir la royauté revenir entre ses mains, et ils le louèrent en vers et en prose. Parmi eux se trouvait une délégation de Quraysh, au nombre de laquelle figurait ‘Abd al-Mutṭalib b. Hâshim. Sayf l’informa de la venue du Messager de Dieu (ﷺ) et de ce qu’il savait à son sujet. Cela sera exposé de manière détaillée dans le chapitre consacré aux annonces de sa prophétie (– qu'Allah leur fasse miséricorde –).

Ibn Ishâq (4) rapporte : « Abû al-Salt b. Abî Rabî‘a (5) al-Thaqafî — selon Ibn Hishâm, certains attribuent ces vers à son fils Umayya (6) — a dit :

(7) Que d’hommes semblables à Ibn Dhî Yazan réclament vengeance ! Tel un preux en mer, il sème le trouble parmi ses ennemis.
(8) Il se dirigea vers César lorsque vint le moment de partir, sans trouver auprès de lui ne fût-ce qu’une partie de ce qu’il espérait.
(9) Puis il se tourna vers Chosroès après dix ans, sacrifiant son âme et ses biens.
(10) Jusqu’à ce qu’il arrive avec les enfants des nobles, leur disant : « Par ma vie ! Tu as hâté l’agitation. »
(11) Que Dieu les comble ! Quelle vaillante troupe est sortie ! Je ne vois pas leurs pareils parmi les hommes.
(12) Puissants marzebâns, le teint clair, portant des bracelets, tels des lions élevant leurs petits dans la jungle ; ils décochent leurs traits de leurs solides épaules, pareils à des troncs, avec un grondement qui précipite la chute de leur cible.

(1) Ainsi dans Ṭ [édition], al-Sīra, et al-Rawḍ al-Anf ; dans A : leurs défauts ; et dans B : les deux. (2) Une addition provenant de B et Ṭ, qui rend le sens cohérent. (3) Dans B : « yākun » (il sera). (4) Al-Sīra (1/65). (5) Dans A et B : « Umayya », ce qui est une erreur. (6) Dans Ṭ : « et il est rapporté à Umayya ibn Abī al-Ṣalt », ainsi que le texte de la Sīra. Les poèmes se trouvent dans le Dīwān d’Umayya (p. 453) ; le Dr al-Sutalī a estimé qu’ils sont apocryphes. (7) Dans le Dīwān d’Umayya : « pour demander vengeance ». Dans Rīm : ajout dans les Siyar. (8) Dans A : « Lāqīsar ». Dans Ṭ : « Qaysarān ». (9) Ce couplet ne figure pas dans A et B. Il se trouve dans la Sīra, le Dīwān et Ṭ. (10) Qalqala sur la terre est qalqala et qalqālan : un coup porté dessus. (11) Al-Ghulb : singulier 'Aghlab', il désigne le cou épais. Al-Marāzibah : singulier 'Marzabān', chez les Perses, le cavalier courageux. Al-Asāwirah : singulier 'Iswār', commandant chez les Perses. « Tutarrib » : « tutarrib » (éduquer). Al-Ghayḍāt : pluriel de ghayḍa, qui signifie un fourré. (12) Dans Ṭ : « Suduf » avec un sīn légèrement allongé. Al-Shaduf : le « qasī » perse, son singulier est shadfāʾ. Al-Ghubṭ : pluriel de ghabīṭ, qui est =
يظن الناسُ بالملْكَيـ … ـــنِ أنهما قد التأما ومن يسمعْ بلأمِهما … فان الخطب قد فَقما (١) قتلنا القَيْلَ مسروقًا … وروَّينا الكثيبَ دما وإن القيلَ قيل النا … سِ وهرز مُقْسِم قَسَما يذوق مُشَعْشَعًا حتى … يُفيءَ السبيَ والنَّعما ووفدت العرب من الحجاز وغيرها على سيف يهنئونه بعود المُلْك إليه، وامتدحوه. فكان من جملة من (٢) وفَدَ من قريش، وفيهم عبد المطلب بن هاشم، فبشّره سيف برسول الله ﷺ وأخبره بما يعلم (٣) من أمره، وسيأتي ذلك مفصّلًا في باب البشارات به (رحمهم الله) . قال ابن إسحاق (٤) : وقال أبو الصلت بن أبي ربيعة (٥) الثقفي، قال ابن هشام ويروى لابنه أمية (٦) : لِيطلبِ الوِترَ أمثالُ ابن ذي يَزَن … ريَّم في البحرِ للأعداءِ أحوالا (٧) يمَّمَ قيصر لما حانَ رحلته … فلم يجد عندَه بعضَ الذي سالا (٨) ثم انثنى نحو كسرى بعدَ عاشرةٍ … من السنين يهين النفسَ والمالا (٩) حتى أتى ببني الأحرارِ يَحملُهم … إنك عَمْري لقد أسرعتَ قَلقالا (١٠) لله درُّهمُ من عصْبةٍ خرجوا … ما إِن أرى لهمُ في الناسِ أمثالا غُلبًا مرازبةً بِيضًا أساورةً … أُسْدًا تُربّبُ في الغَيْضات أشبالا (١١) يرمُون عَنْ شُدُفٍ كأنها غُبُط … بزَمْجَرٍ يُعجِل المرميَّ إعجالا (١٢)
(١) كذا في ط، والسيرة. والروض الأنف وفي أ: ملامهما. وفي ب: كلاهما. (٢) زيادة من ب، وط. يستقيم بها المعنى. (٣) في ب: يكون. (٤) السيرة (١/ ٦٥). (٥) في أ، وب: أمية وهو سهو. (٦) في ط: ويروى لأمية بن أبي الصلت، وكذلك نص السيرة. والأبيات في ديوان أمية: (٤٥٣)، رجح الدكتور السطلي أنها منحولة. (٧) في ديوان أمية: ليطلب الثأر. وريّم: زاد في السير. (٨) في أ: لقيصر. وفي ط: قيصرًا. (٩) هذا البيت لم يرد في أ وب. وهو في السيرة والديوان. وط. (١٠) قلقل في الأرض قلقلة وقلقالًا: ضرب فيها. (١١) الغُلْب: مفردها أغلب، وهو الغليظ الرقبة. والمرازبة: مفردها مرزبان وهو عند الفرس الفارس الشجاع. والأساورة: مفردها إسوار، وهو القائد من الفرس. وتُربّب: تُربّي. والغيضات: جمع غيضة، وهي الأجمة. (١٢) في ط: سُدُف بالسين المهملة. والشدُف: القسي الفارسية، واحدتها شَدْفاء. والغُبط: جمع غبيط، وهو =

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