Autour de lui se trouvaient, issus des rois de Kinda, des héros fougueux, pareils à des faucons dans la guerre. Ils l’abandonnèrent, puis se dispersèrent tous, chacun d’entre eux avec le tibia fracturé. Toute religion, au Jour de la Résurrection, sera vouée à l’échec devant Dieu, à l’exception de la religion hanif.
C’est à ce sujet qu’Abû Qays ibn al-Aslat a également dit :
« Levez-vous donc, priez votre Seigneur et touchez en bénédiction les piliers de cette Maison entre ces sommets rocheux.
Car vous en recevrez un secours avéré au matin où Abû Yaksûm, le guide des troupes, avança.
Sa troupe marche dans la plaine et son infanterie cheville les catapultes au sommet des cols.
Puis, lorsque vous vint l’aide du Maître du Trône, les armées du Souverain les repoussèrent par la tempête et la mitraille.
Ils s’enfuirent tous en hâte, et nul ne rentra chez lui depuis l’Abyssinie, hormis quelques débris épars. »
C’est aussi ce que dit ‘Abd Allâh ibn Qays ar-Ruqayyât au sujet de la grandeur de la Maison et de sa protection, par la destruction de quiconque veut lui nuire :
« Le mutilé qui s’avança avec l’éléphant essaya de la prendre, mais il dut reculer, et son armée fut mise en déroute.
Les oiseaux se précipitèrent sur eux en lâchant des pierres, si bien qu’ils furent comme lapidés.
Tel est le sort de celui qui ose l’attaquer : il s’en retourne brisé, un reste dérisoire de l’armée, conspué. »
Ibn Ishâq, entre autres, a dit : « Lorsque périt Abraha, son fils Yaksûm régna sur l’Abyssinie après lui, puis ce fut son frère qui lui succéda. »