Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

D’après Ibn ‘Abbās : « Elles (ces volatiles) possédaient des trompes semblables à celles des oiseaux et des pattes comparables à celles des chiens. »

Selon ‘Ikrima : « Leurs têtes ressemblaient à celles des fauves ; elles surgirent de la mer et elles étaient de couleur verte. »

‘Ubayd ibn ‘Umayr déclara : « Elles étaient noires, marines, et portaient les pierres dans leurs becs et leurs pattes. »

Ibn ‘Abbās rapporta également : « Leurs formes rappelaient l’‘Anqā’ Mughrib (1). »

Toujours d’après Ibn ‘Abbās : « La plus petite de leurs pierres était de la taille d’une tête humaine ; d’autres étaient aussi grandes que des chameaux. » C’est ce que mentionna Yūnus ibn Bukayr, d’après Ibn Isḥāq. On a également dit qu’elles étaient petites. Dieu sait mieux.

Ibn Abī Ḥātim a relaté : « Abū Zur‘ah nous raconta : ‘Abd Allāh ibn Muḥammad ibn Abī Shaybah (2) nous raconta : Abū Mu‘āwiyah, d’après al-A‘mash, d’après Abū Sufyān, d’après ‘Ubayd ibn ‘Umayr, a dit : “Lorsque Dieu voulut anéantir les gens de l’Éléphant, Il leur envoya des oiseaux venant de la mer, semblables à de petites hirondelles. Chacune portait trois pierres mouchetées (3) : deux dans ses pattes et une dans son bec. Elles arrivèrent et se rangèrent juste au-dessus d’eux, puis elles poussèrent des cris et lâchèrent ce qu’elles tenaient dans leurs pattes et leurs becs. Chaque pierre qui tombait sur la tête d’un homme transperçait son corps de part en part ; si elle tombait ailleurs, elle ressortait par le côté opposé. Dieu dépêcha alors un vent violent qui s’abattit sur ces pierres pour en accroître encore la puissance, si bien qu’ils furent tous anéantis.” »

Il a déjà été mentionné qu’Ibn Isḥāq a déclaré : « Ce ne sont pas tous les hommes de l’armée qui furent touchés par les pierres ; certains purent repartir au Yémen et rapporter aux leurs l’affliction qui s’était abattue sur leurs compagnons. »

On rapporte qu’Abraha s’en revint, perdant ses membres morceau après morceau ; et quand il arriva enfin au Yémen, sa poitrine se fendit et il mourut, que Dieu le maudisse (4).

Ibn Isḥāq a relaté que ‘Abd Allāh ibn Abī Bakr, d’après ‘Amra (5), d’après ‘Ā’isha (qu’Allah l’agrée), a dit : « J’ai vu à la Mecque le guide de l’éléphant et son maître, devenus tous deux aveugles et impotents, demandant l’aumône. »

Il a déjà été mentionné que le nom du cornac était Unays, tandis que celui du guide n’a pas été transmis. Dieu est plus savant.

(1) Anqa’ du Maghreb, une expression utilisée pour désigner ce qui est entendu mais non vu ; on dit : « Plus rare que l'anqa’ du Maghreb ». Al-Thimar al-Qulub (450). (2) Dans A et Waṭṭ : Muhammad ibn Abd Allah ibn Abī Shaybah. Confirmez ce qui est dans B, car c'est correct, de même que dans l’exégèse de l’auteur (4/551). Abū Zur‘ah a rapporté d’Abd Allah ibn Muhammad, et Abd Allah a appris d’Abū Mu‘āwiyah. Sīr A‘lām al-Nubalā’ (11/122-123). (3) Omis dans Ṭ. Et al-Mujazza‘a designait la fragmentée. (4) Mentionné par Ibn Isḥāq dans la sîra (1/54). (5) Tel quel dans B, ce qui est conforme au texte de la sîra, ce qui est juste. Dans A et Waṭṭ : Samrah, une déformation. ‘Umrah est la fille de ‘Abd al-Raḥmān ibn Sa‘d ibn Zurārah, comme dans la sîra (1/57).
وعن ابن عباس كان لها خراطيم كخراطيم الطير، وأكُفٌّ كأكفِّ الكلاب. وعن عكرمة كانت رؤوسها كرؤوس السباع، خرجت عليهم من البحر، وكانت خضرًا. وقال عبيد بن عمير: كانت سُودًا بحرية في مناقيرها وأكفها الحجارة. وعن ابن عباس: كانت أشكالها كعنقاء مُغرب (١) . وعن ابن عباس كان أصغر حجر منها كرأس الإنسان، ومنها ما هو كالإبل. وهكذا ذكره يونس بن بكير عن ابن إسحاق. وقيل: كانت صغارًا. والله أعلم. وقال ابن أبي حاتم: حدّثنا أبو زرعة، حدّثنا عبد الله بن محمد بن أبي شيبة (٢) ، حدّثنا أبو معاوية، عن الأعمش، عن أبي سفيان، عن عُبيد بن عُمير قال: لما أراد الله أن يُهلك أصحابَ الفيل بعث عليهم طيرًا أنشئت من البحر أمثال الخطاطيف، كل طير منها يحمل ثلاثة أحجار مجزّعة (٣) ، حجرين في رجليه وحجرًا في منقاره، قال: فجاءت حتى صفت على رؤوسهم. ثم صاحَت وأَلْقت ما في رجليها ومناقيرها. فما يقع حجر على رأس رجل إلّا خرج من دبره. ولا يقع على شيء من جسده إلّا خرج من الجانب الآخر. وبعث الله رِيحًا شديدةً فضربت الحجارة فزادتها شدة، فأهلكوا جميعًا. وقد تقدّم أن ابن إسحاق قال: وليس كلّهم أصابته الحجارة، يعني بل رَجَع منهم راجعون إلى اليمن حتى أَخْبروا أهلَهم بما حلّ بقومهم من النّكال. وذكروا أن أبرهة رجع وهو يتساقط أُنملة أنملة، فلما وصل إلى اليمن انصَدَع صدرُه فمات، لعنه الله (٤) . وروى ابن إسحاق قال: حدّثني عبد الله بن أبي بكر، عن عمْرة (٥) ، عن عائشة قالت: لقد رأيت قائد الفيل وسائسه بمكة أعْميَيْن مُقْعَدَين يستطعمان. وتقدم أن سائس الفيل كان اسمه أُنيسا، فأما قائده فلم يُسم. والله أعلم.
(١) عنقاء مغرب، يضرب بها المثل في الشيء الذي يُسمَع به ولا يُرى، يقال: (أعز من عنقاء مغرب). ثمار القلوب (٤٥٠). (٢) في أ وط: محمد بن عبد الله بن أبي شيبة. وأثبت ما في ب، فهو الصواب ومثله في تفسير المؤلف (٤/ ٥٥١) وأبو زرعة روى عن عبد الله بن محمد، وعبد الله أخذ عن أبي معاوية. سير أعلام النبلاء (١١/ ١٢٢ - ١٢٣). (٣) سقطت من ط. والمجزعة: المقطعة. (٤) ذكره ابن إسحاق في السيرة (١/ ٥٤). (٥) كذا في ب، وهو موافق لنص السيرة، وهو الصواب. وفي أ. وط: سمرة وهو تحريف. وعمرة هي ابنة عبد الرحمن بن سعد بن زرارة، كما في السيرة (١/ ٥٧).

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