Ils invoquaient Dieu et imploraient Son secours contre Abraha et son armée. ‘Abd al-Muttalib, tout en tenant l’anneau de la porte de la Ka‘ba (1), déclara :
(1) « Ô Seigneur, certes l’homme défend son bagage ; protège donc Ton sanctuaire !
(2) Que jamais leur croix ni leur ruse ne triomphent demain de Ton ordre ! »
(3) Ibn Hisham a dit : « Voilà ce qui m’est parvenu (4) comme étant authentique parmi ses vers. »
Ibn Ishaq (5) rapporte : « Puis ‘Abd al-Muttalib relâcha l’anneau de la porte de la Ka‘ba et partit ; lui et les Qurayshites qui l’accompagnaient se rendirent sur les hauteurs des montagnes pour s’y mettre en sûreté, dans l’attente de ce qu’allait faire Abraha. Vint le matin où Abraha se prépara à pénétrer dans La Mecque : il prévint son éléphant et rassembla ses troupes. L’éléphant s’appelait Mahmûd. Lorsqu’ils dirigèrent l’éléphant vers La Mecque, Nufayl ibn Habib s’en approcha, se posta à son côté, puis saisit son oreille et lui dit : “Agenouille-toi, Mahmûd, et retourne là d’où tu es venu, car tu te trouves en la Terre sacrée de Dieu.” Puis il lâcha son oreille, et l’éléphant s’agenouilla.
(11) As-Suhaylî commente : « C’est-à-dire qu’il tomba à terre, car le propre des éléphants n’est pas de s’agenouiller. On a pourtant avancé que certains d’entre eux s’agenouillent comme les chameaux, mais Dieu sait mieux. » Nufayl ibn Habib s’enfuit ensuite en courant jusqu’à atteindre les hauteurs de la montagne. Ils frappèrent l’éléphant pour le faire se relever, mais il refusa et ils le frappèrent alors à la tête.