Il les a alors rétablis et leur a écrit (1) à l’intention d’un roi parmi les rois de Perse nommé Sābūr fils de Khurradhādh, qui les installa à al-Ḥīra (2).
Ibn Isḥāq dit : « Parmi les descendants (3) de Rabīʿa ibn Naṣr se trouve al-Nuʿmān ibn al-Mundhir ibn al-Nuʿmān ibn al-Mundhir ibn ʿAmr ibn ʿAdī ibn Rabīʿa ibn Naṣr, c’est-à-dire celui qui était gouverneur d’al-Ḥīra pour les rois perses. Les Arabes venaient le voir et le louaient dans leurs panégyriques. » Ce que Muḥammad ibn Isḥāq a mentionné, à savoir que al-Nuʿmān ibn al-Mundhir descendrait de Rabīʿa ibn Naṣr, a été repris par la plupart des gens. Ibn Isḥāq rapporte également (4) que lorsque l’Émir des croyants ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb reçut l’épée d’al-Nuʿmān ibn al-Mundhir, il interrogea Jubayr ibn Muṭʿim à son sujet en lui demandant : « De quelle lignée était-il ? » Jubayr répondit : « Il appartenait aux débris (ashlāʾ) de Qunuṣ, fils de Maʿadd ibn ʿAdnān. » Ibn Isḥāq conclut : « Dieu sait mieux laquelle des deux filiations est la bonne. »
(1) Supplément de B. Conforme au texte de la sīra.
(2) Ajout dans B : Abu al-Qāsim al-Suhailī a dit : Il n'y a pas chez les rois des Perses de nom Khurazād, car ils descendent d'Azdešīr ibn Bābak — qui est leur premier — jusqu'à Yazdajird, c'est-à-dire le fils de Šahrīyār ibn Abrūyaz ibn Hormuz ibn Anūšrūwān, et leurs noms sont connus ; aucun d'eux ne porte le nom Khurazād. Il se peut que ce Khurazād soit son représentant ou un roi des rois des tribus, car l'époque de Rabī‘a ibn Naṣr coïncide avec leur époque. Et Dieu est le plus savant. Les rois des tribus existaient au temps du Christ ainsi qu'avant et après lui. Celui qui a divisé leur union est Alexandre fils de Philippe le Macédonien, qui a vaincu Dārā fils de Dārā et a épousé sa fille ensuite, divisant ainsi leur union afin qu'aucun d'eux ne puisse consolider le pouvoir. Chaque roi était suivi par une communauté répartie sur une partie du territoire, parmi lesquels il y avait des Arabes, des Perses, et d'autres. Cette situation a perduré près de cinq cents ans. Puis sont venus les Banū Sāsān, descendants de Bahman fils d'Asfidyār fils de Buštālasb. On compte Artaxerxès et, après lui, son fils Sāpūr qui détruisit le fort et le prit aux Sātarūn. Ce propos est tiré — comme mentionné précédemment — d'al-Suhailī (1/30-31) en version adaptée.
(3) Supplément de B, Ṭ, et de la sīra.
(4) La sīra (1/12).