L’histoire de Rabiʿa ibn Naṣr ibn Abī Ḥāritha ibn ʿAmr ibn ʿĀmir, déjà mentionné, d’origine lakhmite, est rapportée ainsi par Ibn Isḥāq (1). As-Suhaylī (2) a également évoqué ce récit. Les généalogistes du Yémen affirment qu’il s’agissait de Naṣr ibn Rabiʿa, c’est-à-dire Rabiʿa (3) ibn Naṣr ibn al-Ḥārith ibn Namāra ibn Lakhm (4). De son côté, az-Zubayr ibn Bakkār a déclaré : Rabiʿa ibn Naṣr ibn Mālik (5) ibn Shaʿwadh ibn Mālik ibn ʿUjam ibn ʿAmr ibn Namāra ibn Lakhm. Or Lakhm était le frère de Judhām. Il fut surnommé « Lakhm » parce qu’il gifla (6) son frère sur la joue, et celui-ci, en se défendant, le mordit à la main au point de la mutiler ; il reçut alors le nom de Judhām (7).
Rabiʿa fut l’un des rois de Ḥimyar, ceux qu’on appelle « at-Tabābiʿa ». Son histoire est rapportée avec les deux devins Shiqq et Saṭīḥ, qui annoncent la venue du Messager de Dieu (ﷺ).
Quant à Saṭīḥ, on dit que son nom était Rabīʿ ibn Rabīʿa ibn Masʿūd ibn Māzin ibn Dhiʾb ibn ʿAdī ibn Māzin ibn Ghassān (8). Pour Shiqq, il s’agirait de Ibn Ṣaʿb (9) ibn Yashkar ibn Ruhm ibn Afraḳ ibn Qasar (10) ibn ʿAbqar ibn Anmār ibn Nizār. Selon d’autres, Anmār serait le fils d’Arāsh ibn Laḥyān ibn ʿAmr ibn al-Ghawth ibn Nābit ibn Mālik ibn Zayd ibn Kahlān ibn Sabaʾ.
Il est rapporté que Saṭīḥ n’avait pas de membres, qu’il ressemblait à une sorte de natte, son visage se trouvant sur sa poitrine. Lorsqu’il se mettait en colère, son corps se gonflait et il parvenait à se redresser. Shiqq, pour sa part, n’était que la moitié d’un être humain. On raconte également que Khālid ibn ʿAbd Allāh al-Qasrī descendait de sa lignée (11). Et il fut rapporté