Et chez at-Tirmidhī, d’après le ḥadīth d’Abū Hurayra, qu’il a déclaré authentique (1), ainsi que celui d’Abū Saʿīd, qu’il a déclaré bon (2), il est rapporté : «À la moitié d’un jour équivalant à cinq cents ans.» Tout cela a déjà été mentionné.
J’ai dit : Si cela est préservé tel que l’a jugé authentique at-Tirmidhī, il se peut que ce soit en considérant l’entrée des premiers pauvres et celle des derniers riches, et que les quarante automnes concernent ce qui sépare l’entrée du dernier des pauvres et celle du premier des riches. Dieu est plus savant.
Al-Qurṭubī le signala dans “at-Tadhkira” en disant : «Cela peut varier selon les situations des pauvres et des riches», faisant ainsi allusion à ce que nous avons mentionné.
[Chapitre]
Az-Zuhrī a dit : «La langue des habitants du Paradis est l’arabe.» Et Sufyān ath-Thawrī a dit : «On nous a rapporté que, le Jour de la Résurrection, les gens parleront syriaque, puis, une fois entrés au Paradis, ils parleront arabe.»
[Chapitre]
(Au sujet) de la femme qui se marie dans ce monde à plusieurs époux puis entre au Paradis : auquel d’entre eux reviendra-t-elle ?
Al-Qurṭubī rapporte dans “at-Tadhkira”, par la chaîne d’Ibn Wahb, d’après Mālik, qu’Asmāʾ bint Abī Bakr se plaignit auprès de son père de son mari az-Zubayr. Il lui répondit : «Ô ma fille, sois patiente, car az-Zubayr est un homme vertueux, et il se peut qu’il soit ton époux au Paradis.» Puis Mālik dit : «Il m’est parvenu que lorsqu’un homme est le premier à épouser une femme, il l’épousera au Paradis.»
Abū Bakr ibn al-ʿArabī dit : «Ce ḥadīth est gharīb (étrange).»
Il a été rapporté d’Abū ad-Dardāʾ et de Ḥudhayfa ibn al-Yamān que, dans l’au-delà, la femme sera pour son dernier mari (dans ce bas monde) (3). Il est aussi rapporté qu’elle sera pour celui qui, parmi ses époux, possédait la meilleure moralité.
Abū Bakr an-Najjād a dit : «Jaʿfar ibn Muḥammad ibn Shākir nous a rapporté, ʿUbayd ibn Isḥāq al-ʿAṭṭār nous a rapporté, Sinān ibn Hārūn nous a rapporté, d’après Ḥumayd, d’après Anas : Umm Ḥabība a dit : “Ô Messager de Dieu, qu’en est-il de la femme qui a deux maris ?”»