Dans les mérites de ʿUmar (que Dieu l’agrée), il est rapporté que le Prophète (ﷺ) a dit :
« Je suis entré au Paradis et j’y ai vu une jeune servante faisant ses ablutions près d’un palais. Je lui ai demandé : “À qui appartiens-tu ?” Elle a répondu : “À ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb.” J’ai alors voulu entrer dans ce palais, mais je me suis souvenu de ta jalousie (ghayra). » À ces mots, ʿUmar (que Dieu l’agrée) se mit à pleurer et dit : « Ô Messager de Dieu, serais-je jaloux de toi ? » Ce hadith est rapporté par al-Bukhârî et Muslim (appelés “les deux Ṣaḥîḥ”) d’après Jâbir (1).
Le Prophète (ﷺ) s’adressa également à Bilâl (que Dieu l’agrée) en ces termes :
« On m’a fait entrer au Paradis et j’ai entendu le son de tes pas devant moi. Raconte-moi l’action dont tu attends le plus de récompense en Islam. » Il répondit : « Chaque fois que je fais mes ablutions (wudûʾ), je ne manque jamais de prier deux rakʿas… » (2). Le Prophète (ﷺ) informa aussi à propos d’al-Rumayṣâʾ (3) qu’il l’avait vue au Paradis. Ils (al-Bukhârî et Muslim) ont rapporté ce hadith d’après Jâbir (4).
Il raconta également, le jour de la prière de l’éclipse, que le Paradis et l’Enfer lui furent montrés. Dans une autre version, il est dit que le Paradis et l’Enfer s’approchèrent de lui, et qu’il faillit cueillir une grappe de raisin du Paradis. Il déclara :
« Si je l’avais prise, vous en auriez mangé aussi longtemps que le monde subsistera » (5).
Dans les deux Ṣaḥîḥ, par la voie d’al-Zuhrî, d’après Saʿîd, d’après Abû Hurayra (que Dieu l’agrée), le Messager de Dieu (ﷺ) a dit :
« J’ai vu ʿAmr ibn Luḥay traînant ses entrailles en Enfer » (6).
Dans un autre hadith, il ajouta :
« Et j’y ai vu l’homme au bâton recourbé (ṣâḥib al-miḥjan) » (7).
Il dit aussi :
« Une femme est entrée en Enfer à cause d’un chat qu’elle avait enfermé jusqu’à ce qu’il meure ; elle ne l’avait ni nourri ni laissé manger des vermines de la terre » (8). « Je l’ai vue (le chat) la griffer », poursuivit-il (9).
Par ailleurs, il informa à propos de l’homme qui ôta une branche épineuse du chemin des gens. Il déclara :
« Eh bien, je l’ai vu s’abriter dessous au Paradis. » Le hadith figure dans Ṣaḥîḥ Muslim, transmis par Abû Hurayra sous une autre formulation (10).
Enfin, dans les deux Ṣaḥîḥ, d’après ʿImrân ibn Ḥuṣayn (que Dieu l’agrée), le Messager de Dieu (ﷺ) a dit :
« J’ai jeté un regard au Paradis et j’ai vu que la plupart de ses habitants étaient des pauvres ; puis j’ai jeté un regard à l’Enfer et j’ai vu que la plupart de ses habitants étaient des femmes » (11).