Il a déjà été fait mention du hadith jugé authentique et rapporté par Abû az-Zinâd, d’après al-Aʿraj, d’après Abû Hurayra, selon lequel le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : « Le Paradis est entouré de difficultés, et l’Enfer est entouré de désirs » (1).
Nous avons également cité le hadith transmis par Hammâd ibn Salama, d’après Muhammad ibn ʿAmr, d’après Abû Salama, selon Abû Hurayra, avec élévation (marfûʿ) au Prophète (ﷺ) : « Lorsque Dieu créa le Paradis, Il dit à Gabriel : “Va et contemple-le.” Il en fut de même pour l’Enfer… » (2).
Et il existe un autre hadith semblable : « Lorsque Dieu créa le Paradis, Il lui dit : “Parle !” Il s’exprima en disant : ﴿قَدْ أَفْلَحَ الْمُؤْمِنُونَ﴾ (Les croyants ont certes réussi) » (3).
Dans les “Deux Sahîh” (al-Bukhârî et Muslim), d’après Abû Hurayra – et chez Muslim, d’après Abû Saʿîd – le Prophète (ﷺ) a dit : « Le Paradis et l’Enfer se sont disputés… » (4).
De même, il est rapporté dans ces deux recueils, d’après Ibn ʿUmar et relevant du Prophète (ﷺ) : « La fièvre provient de la fournaise de la Géhenne (l’Enfer) » (5).
Et dans ces deux ouvrages, selon Abû Dharr, on rapporte du Prophète (ﷺ) : « Lorsque la chaleur devient intense, retardez (rafraîchissez) la prière, car la forte chaleur provient de la fournaise de la Géhenne » (6).
Dans les “Deux Sahîh”, on relate également : « Lorsque vient le mois de Ramadan, les portes du Paradis sont ouvertes, les portes de l’Enfer sont fermées, et les démons sont enchaînés » (7).
Nous avons rappelé, à propos des récits de l’Ascension (al-Isrâ’), que le Messager de Dieu (ﷺ) vit cette nuit-là le Paradis et l’Enfer (8). Dieu – Exalté soit-Il – dit : ﴿وَلَقَدْ رَآهُ نَزْلَةً أُخْرَى (13) عِنْدَ سِدْرَةِ الْمُنْتَهَى (14) عِنْدَهَا جَنَّةُ الْمَأْوَى﴾ [An-Najm : 13-15]. Concernant la description du lotus de la Limite (Sidrat al-Muntahâ), il est rapporté que quatre fleuves jaillissent de sa base : deux apparents et deux cachés. Il est également fait mention que les deux fleuves cachés se trouvent au Paradis (9).
Dans les “Deux Sahîh”, on trouve : « Puis on me fit entrer au Paradis : j’y vis des coupoles (genâbidh) de perles, et sa terre était de musc » (10) (11).
Enfin, dans le “Sahîh” d’al-Bukhârî, d’après un hadith transmis par Qatâda, d’après Anas, relevant du Messager de Dieu (ﷺ) : « Alors que je cheminais au Paradis, j’aperçus un fleuve dont les berges étaient bordées de coupoles de perle creuse. Je demandai : “Qu’est-ce donc, ô Gabriel ?” Il répondit : “C’est al-Kawthar que ton Seigneur t’a accordé.” » (12).