Il a été précédemment établi que, parmi cette communauté, soixante-dix mille d’entre eux entreront au Paradis sans rendre de comptes (1). Dans le «Sahîh de Muslim» (2), on rapporte: «Avec chaque groupe de mille, soixante-dix mille autres (entreront au Paradis).» Dans une version rapportée par Ahmad (3), il est dit: «Avec chacun d’eux, soixante-dix mille.» Ceci constitue une mention des différentes parties du hadith, ainsi qu’une allusion à ses chaînes de transmission et à ses formulations.
Dans les deux Sahîh (al-Bukhârî et Muslim), d’après la narration de Husayn ibn ‘Abd ar-Rahmân, qui la tient de Sa‘îd ibn Jubayr, qui la tient d’Ibn ‘Abbâs, lui-même la tenant du Prophète ﷺ, il est rapporté: «Les nations me furent présentées. Je vis un prophète accompagné d’un seul homme, un prophète accompagné de deux hommes, et un prophète n’ayant personne avec lui. Puis on me montra une foule immense, et je pensai qu’il s’agissait de ma communauté. On me dit: “Ceci est Moïse et son peuple. Regarde plutôt l’autre horizon.” Je regardai, et vis alors une foule encore plus nombreuse. On m’informa: “C’est ta communauté; parmi eux se trouvent soixante-dix mille qui entreront au Paradis sans rendre de comptes ni subir de châtiment.”» Dans cette même narration, le Prophète ﷺ précisa: «Ce sont ceux qui ne recourent pas à la cautérisation, ne sollicitent pas d’incantations, ne se laissent pas aller au mauvais présage et placent leur confiance en leur Seigneur.» Alors ‘Ukkâsha ibn Mihsan se leva. Ce hadith et d’autres similaires à ce sujet ont déjà été mentionnés (4).
Hishâm ibn ‘Ammâr, le prédicateur de Damas, et Abû Bakr ibn Abî Shaybah — avec, ici, la formulation de ce dernier — ont rapporté qu’Ismâ‘îl ibn ‘Ayyâsh a dit: «Mohammed ibn Ziyâd al-Alhânî m’a informé qu’il avait entendu Abû Umâma dire: “J’ai entendu le Messager de Dieu ﷺ déclarer: ‘Mon Seigneur m’a promis d’introduire au Paradis, parmi ma communauté, soixante-dix mille personnes, accompagnées, pour chacune de ces mille, de soixante-dix mille autres, sans qu’on leur demande de comptes, sans qu’ils subissent de châtiment, et (à cela s’ajoutent) trois poignées (de Sa part) – Exalté soit-Il –.’”» Abû Bakr ibn Abî ‘Âsim, d’après Duhaym, d’après al-Walîd ibn Muslim, le rapporte également, via Safwân ibn ‘Amr, Sulaym ibn ‘Âmir et Abû al-Yamân ‘Âmir ibn ‘Abd Allâh ibn Luhay al-Hawzanî, d’Abû Umâma, sous une forme similaire (5)(6).
Par ailleurs, at-Tabarânî rapporte, selon une chaîne de transmission passant par ‘Âmir ibn Zayd al-Bikâlî, d’après ‘Utbah ibn ‘Abd as-Sulamî, que le Prophète ﷺ a dit la même chose (7). Il le relate aussi via Abû Asmâ’ ar-Rahabî, d’après Thawbân, de la même manière, sans mentionner les trois poignées (8). Il possède également un hadith selon Qays al-Kindî, d’après Abû Sa‘îd al-Anmârî, où figure la même information, en y ajoutant les trois poignées (9). Nous avons déjà présenté le reste des chaînes de transmission et leurs formulations. Dieu, Gloire à Lui, est plus savant.