«(Ceci) indique que Dieu – Exalté soit-Il – élève le rang des enfants au Paradis au niveau de leurs pères, même s’ils n’ont pas accompli les mêmes œuvres qu’eux. Les parents ne perdront rien de la récompense de leurs propres actions, afin que Dieu les réunisse ensemble au rang élevé qui leur procurera la joie de se retrouver, eux et leur descendance.
As-Sawrî rapporte, d’après ‘Amr ibn Murra, d’après Sa‘îd ibn Jubayr, d’après Ibn ‘Abbâs, qui a dit : « Dieu élève la descendance du croyant à son niveau, même si ses enfants sont moins accomplis que lui dans leurs œuvres, afin d’apaiser son regard par leur présence », puis il récita : « Et ceux qui ont cru et dont la descendance les a suivis dans la foi, Nous ferons que leur descendance les rejoigne, et Nous ne diminuerons en rien le mérite de leurs œuvres » (Coran 52 : 21). C’est ainsi que l’ont rapporté Ibn Jarîr et Ibn Abî Hâtim dans leur Tafsîr, selon As-Sawrî, en hadith mowsûf (arrêté au Compagnon). Ibn Jarîr l’a également rapporté selon Shu‘bah, d’après ‘Amr ibn Murra, d’après Sa‘îd, d’après Ibn ‘Abbâs, en hadith mowsûf. Al-Bazzâr le relate dans son Musnad et Ibn Mardawayh dans son Tafsîr, selon la chaîne de transmission de Qays ibn ar-Rabî‘, d’après ‘Amr, d’après Sa‘îd, d’après Ibn ‘Abbâs, d’après le Prophète (ﷺ). Cependant, le hadith mowsûf rapporté par As-Sawrî et Shu‘bah est considéré plus solide – Dieu sait mieux (2).
Ibn Abî Hâtim rapporte, selon une transmission de Layth, d’après Habîb ibn Abî Thâbit, d’après Sa‘îd ibn Jubayr, au sujet de la parole d’Ibn ‘Abbâs concernant ce verset : « Il s’agit de la descendance du croyant qui meurt dans la foi. Si leurs pères atteignent un rang plus élevé que le leur, ces enfants sont élevés vers le rang de leurs pères, sans que ne soit retranché quoi que ce soit aux œuvres accomplies par les pères. »
At-Tabarânî mentionne : Husayn ibn Is-hâq at-Tustarî (3) nous a rapporté, d’après Muhammad ibn ‘Abd ar-Rahmân ibn Ghazwân, qui tient d’un certain Sharîk, d’après Sâlim al-Aftas, d’après Sa‘îd ibn Jubayr, d’après Ibn ‘Abbâs – je pense que cette parole remonte au Prophète (ﷺ) : « Quand l’homme entre au Paradis, il demande (après) ses parents, son épouse et ses enfants. On lui dit alors qu’ils n’ont pas atteint ton degré. L’homme dira : “Ô mon Seigneur, j’ai œuvré pour moi et pour eux.” On ordonne alors qu’ils soient élevés à son niveau. » Puis Ibn ‘Abbâs récita : « Et ceux qui ont cru et dont la descendance les a suivis dans la foi… » (1) (4).
Al-‘Awfî rapporte également, d’après Ibn ‘Abbâs, au sujet de ce verset : « Ceux dont la descendance atteint la foi et agit selon Mon obéissance, Je les élèverai grâce à leur foi jusqu’au Paradis, et leurs enfants en bas âge leur seront rattachés. »
C’est là l’une des interprétations avancées par les savants au sujet du mot “descendance” (dhurriyyah) : vise-t-il uniquement les enfants en bas âge ou inclut-il également les enfants plus âgés ? Comme dans la parole de Dieu : « Et parmi sa descendance (celle d’Abraham), (il y eut) Dâwud et Sulaymân… » (Coran 6 : 84), ou encore : « (Vous êtes) la descendance de ceux que Nous avons transportés avec Noé » (Coran 17 : 3), et « Descendance les uns des autres » (Coran 3 : 34).»