Son œil droit est aveugle et proéminent, bien visible, comme un crachat sur un mur enduit de plâtre. Quant à son œil gauche, il ressemble à une étoile étincelante. Il parle chaque langue. Avec lui, une représentation du Paradis, verte, où coule l’eau, et une représentation de l’Enfer, noire et fumante (1).
Ceci est un hadith étrange.
On rapporte également ce hadith d’après Jâbir ibn ‘Abd Allâh. Al-Hâfiẓ Abû Bakr al-Bazzâr a dit : « ‘Amr ibn ‘Alî nous a rapporté ; Yahyâ ibn Sajîd nous a rapporté ; Mujâlid nous a rapporté, d’après al-Sha‘bî, d’après Jâbir, qui a dit : “Le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : ‘Je suis en vérité le dernier de mille Prophètes, voire davantage ; il n’y a pas un seul de ces Prophètes qui n’ait averti son peuple au sujet du Dajjâl. Mais pour moi, il s’est dévoilé à son propos ce qui ne s’est dévoilé à aucun d’entre eux. Il est borgne, alors que votre Seigneur n’est pas borgne.’” » (2)
Cette chaîne de transmission est jugée bonne (3). Elle peut être comprise en se référant aux Prophètes qui ont averti leur peuple au sujet du Dajjâl. Toutefois, dans un autre hadith, il est dit : « Il n’est pas un Prophète qui n’ait averti sa communauté du Dajjâl. » Dieu est plus savant.
Al-Bukhârî a dit : « Muhammad ibn Bashshâr nous a rapporté ; Muhammad ibn Ja‘far nous a rapporté ; Shu‘bah nous a rapporté, d’après Furât, qui a dit : ‘J’ai entendu Abû Hâzim dire : “J’ai côtoyé Abû Hurayra pendant cinq ans, et je l’ai entendu raconter que le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Les Enfants d’Israël étaient gouvernés par des Prophètes ; chaque fois qu’un Prophète mourait, un autre lui succédait. Or, il n’y a plus de Prophète après moi, mais il y aura des califes, et ils seront nombreux.’”’ »
Ils dirent : « Que nous ordonnes-tu, ô Messager de Dieu ? » Il répondit : « Soyez fidèles à l’allégeance donnée au premier, puis au suivant. Accordez-leur ce qui leur est dû, car Dieu les interrogera au sujet de la charge qui leur a été confiée. » (4)
Muslim (5) a rapporté ce même hadith par la voie de Bundâr, ainsi que sous une autre chaîne, d’après Furât, dans un sens similaire.
Al-Bukhârî a également dit (6) : « ‘Umar ibn Hafs nous a rapporté ; son père nous a rapporté ; l’A‘mash nous a rapporté, d’après Shaqîq qui a dit : ‘ ‘Abd Allâh (c’est-à-dire Ibn Mas‘ûd) a dit : “C’est comme si je voyais le Messager de Dieu (ﷺ) dépeindre un Prophète parmi les Prophètes que son peuple avait frappé jusqu’au sang. Il essuyait le sang sur son visage en disant : ‘Ô Dieu, pardonne à mon peuple, car ils ne savent pas.’”’ »
Muslim (8) rapporte également ce récit d’après l’A‘mash, sous une forme voisine (7).