Il est rapporté que ce qu’a mentionné Ḥumayd ibn Hilāl dans un ḥadith remontant (marfūʿ) au Prophète contient un ajout par rapport à ses propos. Aṭ-Ṭabarānī a dit : « Nous a rapporté al-Ḥusayn (1) ibn Isḥāq, nous a rapporté Sahl (2) ibn ʿUthmān, nous a rapporté al-Musayyab ibn Sharīk, d’après Bishr ibn Numayr, d’après al-Qāsim, d’après Abū Umāma, qui a dit : On interrogea le Messager d’Allah (ﷺ) : “Les gens du Paradis se rendront-ils visite les uns aux autres ?” Il répondit : ‘Ceux qui occupent le rang supérieur pourront rendre visite à ceux du rang inférieur, mais pas l’inverse, sauf pour ceux qui s’aiment en Allah le Très-Haut, car ils iront où ils voudront, sur des chamelles portant des coussins (3) (4).’ »
Ibn Abī al-Dunyā a rapporté : « Nous a rapporté Ḥamza ibn al-ʿAbbās, nous a rapporté ʿAbd Allāh ibn ʿUthmān, nous a rapporté ʿAbd Allāh ibn al-Mubārak, nous a rapporté Ismāʿīl ibn ʿAyyāsh qui m’a dit, d’après Thaʿlaba ibn Muslim, d’après Ayyūb ibn Bushayr (5) al-ʿIjlī, d’après Shufayy ibn Māniʿ, que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Fait partie des délices des hôtes du Paradis de se rendre visite sur des montures et des chameaux, et il leur est amené des chevaux harnachés et bridés, qui ne défèquent ni n’urinent ; alors ils les chevauchent jusqu’à ce qu’ils parviennent là où Allah (– glorifié soit Sa majesté –) le veut. Puis vient à eux un nuage semblable à ce qu’aucun œil n’a vu ni oreille n’a entendu ; ils disent : ‘Déverse-toi sur nous’ ; alors la pluie ne cesse de tomber sur eux jusqu’à ce qu’elle réponde pleinement à leurs désirs. Ensuite, Allah envoie un vent qui ne leur cause aucun tort, et ce vent soulève des dunes de musc à leur droite et à leur gauche ; ce musc s’attache aux crinières de leurs chevaux, à leurs encolures, à leurs têtes et à leurs vêtements. Chacun d’entre eux a une chevelure (jummat) selon le souhait de son âme ; ce musc se fixe alors dans ces chevelures, sur les chevaux et sur les autres vêtements. Ils repartent ensuite jusqu’à ce qu’ils parviennent à l’endroit qu’Allah (– glorifié soit Sa majesté –) aura voulu. Là, une femme appelle alors l’un d’entre eux : ‘Ô serviteur d’Allah, n’as-tu pas besoin de nous ?’ Il demande : ‘Qui es-tu ? Que représentes-tu ?’ Elle répond : ‘Je suis ton épouse et ton aimée.’ Il dit : ‘Je ne savais pas où tu étais.’ Elle rétorque : ‘Ne sais-tu pas qu’Allah le Très-Haut a dit : “Nul ne sait ce que l’on a caché pour eux comme réjouissance pour les yeux, en récompense de ce qu’ils faisaient” [as-Sajda : 17] ?’ Il répond : ‘Certes, par mon Seigneur !’ Cependant, il peut s’en détourner pendant quarante automnes, ne se retournant ni ne revenant vers elle, parce que seule l’occupe ce dont il jouit en termes de félicité et d’honneurs.” »
Ceci est un ḥadith mursal (dont la chaîne n’est pas complète), très étrange, et Allah est plus savant (6).
Ibn al-Mubārak a dit : « Nous a rapporté Rashdīn ibn Saʿd, qui m’a rapporté de Ibn Anʿum (7), d’après Abū Hurayra… » Et il raconta que les gens du Paradis… »