[Hadith d’Abou Hourayra]
Jaʿfar al-Firyâbî a dit : « Saʿîd [b. Ḥafṣ] nous a rapporté, puis Muḥammad b. Salama (1) nous a rapporté d’après Abû ʿAbd ar-Raḥîm, d’après Zayd b. Abî Unaysa, d’après al-Minhâl b. ʿAmr, d’après Abû Ṣâliḥ, d’après Abou Hourayra, qui a dit : “Au Paradis, il est un fleuve qui s’étend sur toute la longueur du Paradis. Sur ses deux rives, se dressent des vierges (al-ʿadhârâ) faisant face les unes aux autres et chantant d’une voix que toutes les créatures entendent. Les gens du Paradis ne voient alors aucun délice qui leur soit comparable. Nous dîmes : ‘Ô Abou Hourayra, de quel chant s’agit-il ?’ Il répondit : ‘Si Dieu le veut, ce sera un éloge fait de glorification (tasbîḥ), de louange (taḥmîd), de sanctification (taqdîs), et une exaltation portée au Seigneur – Exalté soit-Il – (2).’”
Abou Nuʿaym a rapporté dans “Ṣifat al-janna” par la voie de Maslama (3) b. ʿAlî, d’après Zayd b. Wâqid, d’après un homme, d’après Abou Hourayra, en remontant jusqu’au Prophète : “Au Paradis, il y a un arbre dont les troncs sont en or, et dont les branches sont d’émeraude et de perles. Le vent souffle alors et les fait bruisser, et jamais oreilles n’ont entendu son plus agréable” (4). Il a été également rapporté d’après Ibn ʿAbbâs que le vent les agite, produisant le son de tout divertissement qui se trouvait en ce monde (5).
[Hadith d’Abou Saʿîd]
Ibn Abî al-Dunyâ a dit : “Ibrâhîm b. Saʿîd m’a rapporté : ʿAlî b. ʿÂṣim nous a rapporté : Saʿîd b. Abî Saʿîd al-Khudrî (6), d’après son père, a dit : ‘On m’a rapporté qu’il se trouve, au Paradis, des bosquets (7) de roseaux en or, soutenus par des perles. Quand les gens du Paradis désirent entendre un son agréable, Dieu – Exalté soit-Il – y envoie un vent, et ce vent leur apporte tous les sons qu’ils souhaitent’” (8).
[Hadith d’Anas]
Ibn Abî al-Dunyâ a dit : “Abou Khaythama nous a rapporté : Ismâʿîl b. ʿUmar nous a rapporté : Ibn Abî Dhiʾb (9), d’après ʿAbd Allâh b. Râfiʿ, d’après Anas (10), qui a dit : ‘Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘En vérité, les houris aux yeux grands (ḥûr al-ʿîn) chantent dans…’’.”