Celui qui a répondu à l’appel est entré dans la demeure et a mangé du festin. Quant à celui qui n’a pas répondu à l’appel, il n’est pas entré dans la demeure et n’a pas mangé du festin.
Ils dirent : « Interprétez-le afin qu’il le comprenne. » Certains d’entre eux dirent : « Il dort. » D’autres dirent : « Les yeux dorment, mais le cœur veille. » Ils déclarèrent alors : « La demeure est le Paradis, et l’appelant est Muhammad ﷺ. Quiconque obéit à Muhammad obéit à Dieu, et quiconque désobéit à Muhammad désobéit à Dieu. Muhammad est celui qui établit la démarcation entre les gens. » (1)
At-Tirmidhî a rapporté ce hadith, et son libellé est le suivant : Un jour, le Messager de Dieu ﷺ sortit vers nous et dit : « J’ai vu en songe comme si Gabriel se tenait près de ma tête et Mikâ’îl près de mes pieds. L’un d’eux disait à l’autre : “Donne-lui un exemple.” Il dit : “Écoute, car ton oreille entend, et prends-en conscience, car ton cœur comprend. L’exemple qui te caractérise, toi et ta communauté, est celui d’un roi qui a construit une demeure, puis y a érigé une maison, et y a préparé un festin. Ensuite, il a dépêché un messager pour appeler les gens à son repas. Certains ont répondu à l’appel du messager, d’autres l’ont délaissé. Dieu est ce Roi, la demeure est l’Islam, la maison est le Paradis, et toi, ô Muhammad, tu es le Messager de Dieu. Quiconque te répond entre dans l’Islam, quiconque entre dans l’Islam entre dans le Paradis, et quiconque entre au Paradis mange de ce qu’il contient.” » (2)
At-Tirmidhî a également rapporté un hadith similaire de Ibn Mas‘oûd, et il l’a lui aussi déclaré authentique (3). Hammâd ibn Salama a rapporté, d’après Thâbit, d’après Anas, que le Messager de Dieu ﷺ a dit : « Un maître édifia une demeure, y prépara un festin et envoya un appel. Quiconque répondait à l’invitation entrait dans la demeure et mangeait du festin, et le maître était satisfait de lui. Or sachez que ce maître, c’est Dieu, la demeure est l’Islam, le festin est le Paradis, et l’appelant est Muhammad ﷺ. » (4)
Abou Ya‘la a rapporté : Abou Khaythama nous a transmis, d’après Jarîr, d’après Younous ibn Khabbâb (5), d’après Abou Hâzim, d’après Abou Hurayra, que le Messager de Dieu ﷺ a dit : « Chaque fois qu’un serviteur cherche protection auprès de Dieu contre le Feu à sept reprises, alors le Feu dit : “Ô mon Seigneur, Ton serviteur Untel a demandé ma protection, accorde-la-lui.” Et chaque fois qu’un serviteur demande le Paradis à sept reprises, alors le Paradis dit : “Ô mon Seigneur, Ton serviteur Untel m’a supplié, fais-le y entrer.” » Son immense chaîne de transmission est conforme aux critères de Muslim (6).
At-Tirmidhî, An-Nassâ’î et Ibn Mâjah ont rapporté, par le biais de Hannâd, d’après Abou Al-Ahwass, d’après Abou Ishâq, d’après Bourayd ibn Abî Marîm (7), d’après Anas, que le Messager de Dieu ﷺ a dit : « Celui qui demande à Dieu le Paradis trois fois, le Paradis dira… »