[Mention de la lumière du Paradis, de sa splendeur, de la bonne odeur de ses demeures et de la beauté de son paysage à l’aube et au crépuscule]
• Le Très-Haut a dit : « Et lorsque tu porterais ton regard là-bas, tu y verrais une félicité et un immense royaume. » (Al-Insân, v. 20)
• Et Il a dit : « Ils y demeureront éternellement. Quelle excellente demeure et quel excellent lieu de séjour ! » (Al-Furqân, v. 76)
• Et Il a dit : « Certes, tu n’y connaîtras ni la faim ni la nudité (118) et tu n’y éprouveras ni la soif ni la chaleur ardente. » (Tâ-Hâ, v. 118-119)
• Et Il a dit : « Ils n’y verront ni soleil ni froid glacial. » (Al-Insân, v. 13)
Abû Bakr ibn Abî al-Dunyâ rapporta : « Suwayd ibn Saʿîd nous a raconté, de ʿAbd Rabbih al-Hanafî, de son oncle al-Zumayl ibn Simâk, qui raconta avoir entendu son père relater :
Il rencontra ʿAbd Allâh ibn ʿAbbâs à Médine après que celui-ci eut perdu la vue. Il lui dit : “Ô ibn ʿAbbâs, de quelle nature est la terre du Paradis ?” Il répondit : “Elle est une surface blanche, faite d’argent, semblable à un miroir.” Je lui demandai : “Et quelle est sa lumière ?” Il répondit : “N’as-tu pas déjà vu le moment précédant le lever du soleil ? Voilà sa lumière, [sauf qu’] il n’y a ni soleil ni froid glacial...” Puis il mentionna la suite du hadith, comme indiqué précédemment (1).
Il a également été rapporté, dans la question d’Ibn Sayyâd, au sujet de la terre du Paradis, qu’elle est blanche, mêlée de fine poussière (« darmaka »), et qu’elle dégage un musc d’une odeur très suave (2).
Aḥmad ibn Manṣûr ar-Ramâdî (3) rapporta : « Kathîr ibn Hishâm nous raconta, de Hishâm ibn Ziyâd Abû al-Miqdâm, de Ḥabîb ibn ash-Shahîd, de ʿAṭâʾ ibn Abî Rabâḥ, d’après ibn ʿAbbâs, que le Messager d’Allâh (ﷺ) a dit : “Allâh a créé le Paradis en blanc. Et la tenue qu’Allâh préfère est le blanc : portez-la donc de votre vivant et utilisez-la pour ensevelir vos morts.” »
Il est dit ensuite que le Prophète (ﷺ) fit rassembler alors des bergers de moutons et déclara : « Que celui qui possède des brebis noires y mêle des blanches. » Une femme vint lui dire : “Ô Messager d’Allâh, j’ai des brebis noires, mais je vois qu’elles ne prospèrent pas.” Il lui répondit : “ʿaffirī” (4), c’est-à-dire : “Rends-les blanches.” En d’autres termes : “Mêle-y des blanches.”
Abû Bakr al-Bazzâr rapporta : « Aḥmad ibn al-Faraj al-Ḥimṣî nous raconta, de ʿUthmân ibn Saʿîd ibn Kathîr al-Ḥimṣî, de Muḥammad ibn Muhâjir, d’al-ḍaḥḥâk al-Maʿâfarî, de Sulaymân ibn Mûsâ, d’après Kurayb, qui dit avoir entendu Usâma ibn Zayd déclarer : Le Messager d’Allâh (ﷺ) a dit : “Qui donc veut se mettre en quête du Paradis ? Car le Paradis n’a pas d’égal. Par le Seigneur de la Kaʿba, il est une lumière étincelante, un parfum bruissant, un palais majestueux, un fleuve ruisselant, un fruit mûr, une épouse belle et splendide, de nombreux vêtements, dans un séjour permanent, dans une demeure paisible, avec ses fruits, sa verdure, son agrément et son bien-être, dans cette demeure…” »