Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Le parfum du Paradis peut être perçu à une distance d’une marche de cent ans » (1). Saʿīd ibn Abī ʿArūbah a rapporté, selon Qatāda : « (Ce parfum se perçoit) à cinq cents ans (de distance). » Il en est de même du récit de Ḥammād ibn Salama, d’après Yūnus ibn ʿUbayd, d’après al-Ḥasan (2).
Al-Ḥāfiẓ Abū Nuʿaym [al-Aṣbahānī], dans son ouvrage « Ṣifatu l-Janna », a rapporté par la voie d’al-Rabīʿ ibn Badr ʿUlayla (faible), d’après Hārūn ibn Riʾāb, d’après Mujāhid, d’après Abū Hurayra, avec une chaîne remontant au Prophète, qu’il a dit : « Le parfum du Paradis peut être perçu à une marche de cinq cents ans » (3).
Par ailleurs, Mālik a rapporté, d’après Muslim ibn Abī Maryam, d’après Abū Ṣāliḥ, d’après Abū Hurayra, qu’il a dit : « Des femmes vêtues mais (comme) nues, qui penchent (vers l’erreur) et entraînent autrui à pencher, n’entreront pas au Paradis et n’en percevront pas le parfum. Or, ce parfum est ressenti à une distance de cinq cents ans de marche. » Al-Ḥāfiẓ Abū ʿUmar ibn ʿAbd al-Barr déclare : ‘Abd Allāh ibn Nāfiʿ al-Ṣāʾigh l’a également rapporté d’après Mālik, en l’élevant jusqu’au Prophète (ﷺ) (4).
Al-Ṭabarānī a dit : « Muḥammad ibn ʿAbd Allāh al-Ḥaḍramī nous a relaté : Aḥmad ibn Muḥammad ibn Ṭarīf nous a relaté, d’après son père, d’après Muḥammad ibn Kathīr, qui a dit : Jābir al-Juʿfī m’a rapporté, selon Abū Jaʿfar Muḥammad ibn ʿAlī, d’après Jābir, que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Le parfum du Paradis peut être perçu à une distance de mille ans, et par Allah, ne le percevra ni l’enfant ingrat ni celui qui rompt ses liens de parenté.” » (6)
De plus, il est établi dans les « Ṣaḥīḥayn », selon Anas [ibn Mālik], que Saʿd ibn Muʿādh passa devant Anas ibn al-Naḍr le jour de Uḥud. Anas lui dit : « Ô Saʿd, quelle exquise odeur a le Paradis ! Par Allah, je sens son parfum au-delà de Uḥud. » Il se battit ce jour-là jusqu’à être tué ; on ne le reconnut pas tellement ses blessures étaient nombreuses. Sa sœur, al-Rubayyiʿ bint al-Naḍr, ne le reconnut qu’à ses doigts. On releva sur lui plus de quatre-vingts coups : coups d’épée, coups de lance et flèches (7).
Anas (8) a donc perçu le parfum du Paradis sur terre alors qu’il se trouve au-dessus des cieux et que sa distance s’étend sur des milliers d’années. À moins qu’il ne se fût approché ce jour-là des croyants, et Allah sait mieux (fin de citation).