Lorsque ces (femmes) tiennent ce propos, les croyantes parmi les femmes des gens de ce monde leur répondent : « Nous sommes celles qui prient, alors que vous ne priez pas ; nous sommes celles qui jeûnent, alors que vous ne jeûnez pas ; nous sommes celles qui font leurs ablutions, alors que vous ne les faites pas ; nous sommes celles qui donnent l’aumône, alors que vous ne donnez rien. » Aïcha dit alors : « Elles les ont ainsi dominées, et Dieu le sait mieux. » C’est ainsi que la chose est rapportée dans “at-Tadhkira” sans qu’elle ne soit attribuée à un autre ouvrage, et Dieu le sait mieux.
Ibn Abî ad-Dunyâ rapporta d’après az-Zuhri : « Il y a, au Paradis, un arbre (1) dont les fruits sont des perles et de l’émeraude ; en dessous se trouvent des jeunes femmes à la poitrine naissante qui chantent le Coran. Elles disent : “Nous sommes les bienheureuses qui ne connaissons pas l’infortune, les éternelles qui ne mourons pas, les établies qui ne nous déplaçons pas.” Lorsque l’arbre les entend, chaque branche applaudit contre l’autre, puis les jeunes femmes répondent. On ne sait alors si les voix des jeunes femmes sont plus belles ou si c’est le bruit des applaudissements de l’arbre (2). »
Dans un hadith rapporté par Khâlid ibn Yazîd, on lit : « Sur la poitrine de l’une d’entre elles est inscrit : “Tu es mon bien-aimé et je suis ta bien-aimée, mon âme s’est achevée auprès de toi, et jamais mes yeux ne verront ton pareil” (3). »
Quant à Yahyâ ibn Abî Kathîr, il dit : « Les houris accueillent (4) leurs époux aux portes du Paradis en disant : “Nous vous avons attendus si longtemps ! Nous sommes celles qui sommes satisfaites et ne nous mettons pas en colère, celles qui demeurent et ne s’en vont pas, et celles qui vivent éternellement sans mourir” — d’une voix des plus agréables (5). »
[Il est fait mention des rapports conjugaux des gens du Paradis avec leurs épouses, sans écoulement de semence ni descendance, hormis si l’un d’eux désire un enfant.]
Dieu, exalté soit-Il, a dit : « En vérité, les hôtes du Paradis, ce jour-là, sont occupés à se réjouir (55), eux et leurs épouses à l’ombre, installés sur des divans (56). Là, ils ont des fruits, et ils obtiennent tout ce qu’ils désirent (57). “Paix !” Parole d’un Seigneur très Miséricordieux (58) » [Yâ-Sîn : 55-58].
Ibn Masʿoûd, Ibn ʿAbbâs et d’autres dirent : “(Leur occupation consiste) à déflorer des vierges.”
Dieu, exalté soit-Il, a dit aussi : « Les pieux seront dans une demeure sûre (51), parmi des jardins et des sources (52), revêtus de soie fine et de brocart, se faisant face (53). C’est ainsi. Et Nous les avons mariés à des houris aux yeux immenses (54). Là, ils demanderont en toute quiétude tous les fruits (55). Ils n’y goûteront pas la mort, sauf la première mort (subie en ce monde), et Dieu les préservera du supplice de la Fournaise (56). C’est une grâce de ton Seigneur. Voilà, en vérité, le succès suprême (57) » [ad-Dukhân : 54-55].