Ibn Wahb rapporta, d’après Muḥammad ibn Kaʿb al-Quraẓī, qu’il déclara : « Par Dieu, Celui en dehors duquel il n’est point de divinité ! Si l’une des houris laissait simplement paraître son bracelet depuis le Trône, la lumière de ce bracelet éteindrait celle du soleil et de la lune. Que dire alors de celle qui le porte sur elle ? Et même le vêtement le plus usé qu’elle revêt est meilleur que le monde et tout ce qu’il contient. Quant à son époux, il sera paré de vêtements et de bijoux semblables aux siens. »
Abū Hurayra dit : « Il est, au Paradis, une houri nommée al-ʿaynāʾ. Lorsque celle-ci se met en marche, soixante-dix mille serviteurs se déplacent autour d’elle. Elle proclame : “Où sont ceux qui ordonnent le bien et interdisent le mal ?” » Al-Qurṭubī a rapporté ces deux récits.
Al-Ṭabarānī déclara : « Aḥmad ibn Rashdīn nous raconta — ʿAlī ibn al-Ḥasan ibn Hārūn al-Anṣārī nous rapporta — al-Layth, fils de la fille de al-Layth ibn Abī Sulaym, me raconta — ʿĀʾisha bint Yūnus, l’épouse de al-Layth ibn Abī Sulaym, me raconta, d’après Layth ibn Abī Sulaym, d’après Mujāhid, d’après Abū Umāma, d’après le Prophète ﷺ : “Les houris aux yeux immenses ont été créées à partir de safran.”” C’est un ḥadīth jugé étrange (1). On rapporte des propos similaires de la part d’Ibn ʿAbbās et d’autres Compagnons et Successeurs.
Dans les mursal (traditions à chaîne interrompue) dʾIkrima, on lit que les houris invoquent pour leurs époux pendant que ceux-ci sont encore dans ce bas monde. Elles disent : « Ô Dieu, aide-le à pratiquer Ta religion, tourne son cœur vers Ton obéissance (2) et conduis-le jusqu’à nous par Ta puissance, ô le plus Miséricordieux des miséricordieux (3). »
Dans le Musnad de l’imam Aḥmad, on rapporte, d’après Kaṯīr ibn Murra, d’après Muʿādh, cette parole attribuée au Prophète ﷺ : « Aucune femme ne blesse ou ne contrarie son époux en ce monde, sans que son épouse parmi les houris ne lui dise : “Ne lui fais pas de mal, que Dieu te combatte ! Car il n’est que de passage auprès de toi. Bientôt, il te quittera pour nous rejoindre.” » Ibn Abī al-Dunyā le mentionna également, d’après Dāwūd ibn ʿAmr aḍ-Ḍabbī, d’après Ismāʿīl ibn ʿAyyāsh, d’après Buḥayr ibn Saʿd, d’après Khālid ibn Maʿdān, d’après Kaṯīr ibn Murra, d’après Muʿādh ibn Jabal, d’après le Prophète ﷺ … et il rapporta le même ḥadīth (4).
Dans le Muʿjam de al-Ṭabarānī, par la voie de Mūsā aṣ-Ṣaghīr, d’après ʿAbd ar-Raḥmān ibn Sābiṭ, d’après Saʿīd ibn ʿĀmir ibn Ḥiḏyam — celui-ci fit un don de dix mille dirhams en un seul jour, et son épouse le lui reprocha. Il dit alors : « J’ai entendu le Messager de Dieu ﷺ dire : “Si une hourie montrait seulement un de ses doigts, tout être doué d’une âme en percevrait le parfum.” Ensuite, il ajouta : “Est-ce donc pour vous que je les délaisserais ? Non, par Dieu ! C’est plutôt vous que je délaisse pour elles.” » (5)
De même, dans un ḥadīth rapporté par Mālik ibn Dīnār, d’après Šahr, d’après Saʿīd ibn ʿĀmir, et attribué au Prophète ﷺ, il est dit : « Si une femme des femmes des gens du Paradis… »