Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ces hadiths ne contredisent pas ce qui est établi dans les deux Sahîh (al-Bukhârî et Muslim) : «Je suis allé voir le Feu, et j’ai constaté que la plupart de ses occupants étaient des femmes» (1). Elles peuvent en effet être à la fois les plus nombreuses au Paradis et les plus nombreuses en Enfer. Puis, celles qui doivent sortir de l’Enfer en sortiront par le biais des intercessions et rejoindront le Paradis, jusqu’à devenir les plus nombreuses parmi ses habitants. Dieu est plus Savant.

Il a déjà été mentionné qu’Ahmad a rapporté, par la chaîne de transmission de Khilās, d’après Abû Rāfi‘, d’après Abû Hurayra, que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : «Le croyant aura deux épouses, et l’on verra la moelle de leurs jambes à travers leurs habits» (2).

Dans le hadith rapporté par Darrāj, d’après Abû al-Haytham, d’après Abû Sa‘īd, élevé jusqu’au Prophète (ﷺ) : «L’homme parmi les gens du Paradis restera étendu pendant soixante-dix ans avant de se déplacer. Ensuite, une femme viendra vers lui et frappera ses épaules ; il verra son propre visage dans la joue de cette femme, plus limpide qu’un miroir. Et la perle la plus insignifiante qu’elle porte éclairerait l’espace entre l’Orient et l’Occident. Elle le salue, il lui rend son salut et lui demande : “Qui es-tu ?” Elle lui répond : “Je suis l’accroissement (al-mazīd).” Elle aura sur elle soixante-dix vêtements, [dont le plus simple] est semblable à la fleur de nu‘mān provenant de Tûbā, et son regard la traversera au point de voir la moelle de son tibia derrière tout cela.» Ahmad l’a rapporté dans son Musnad (3).

L’imam Ahmad a dit : «Abû an-Nadr nous a rapporté, Muhammad ibn Talha nous a rapporté, d’après Humayd, d’après Anas, que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : “Sortir tôt le matin ou en fin d’après-midi sur le chemin de Dieu vaut mieux que ce bas-monde et tout ce qu’il renferme. Et la distance d’une coudée – c’est-à-dire l’endroit où l’on pose son fouet – dans le Paradis est meilleure que ce bas-monde et tout ce qu’il contient. Et si l’une des femmes des gens du Paradis apparaissait sur la terre, elle emplirait l’espace entre elles d’un parfum exquis et l’embaumerait, et le voile qu’elle porte sur la tête est meilleur que ce monde et tout ce qu’il contient.”» Al-Bukhârî le rapporte d’après Ismā‘îl ibn Ja‘far et Abû Ishāq, tous deux transmettant de Humayd, d’après Anas, avec des termes similaires. Nous l’avons déjà cité en intégralité au début de la description du Paradis. Chez al-Bukhârî (4) : «Si l’une des femmes des gens du Paradis se montrait aux habitants de la terre, elle l’illuminerait et embaumerait tout ce qui se trouve entre eux, et le voile qu’elle porte sur la tête est meilleur que ce monde et tout ce qu’il contient.»

Abû Bakr ibn Abî ad-Dunyā a rapporté : «Bishr ibn al-Walîd nous a transmis, Sa‘īd ibn Zarbī nous a transmis, d’après ‘Abd al-Malik al-Jawnī, d’après Sa‘īd ibn Jubayr, d’après Ibn ‘Abbās, qui a dit : “Si une houri sortait sa paume de main entre le ciel et la terre, les créatures seraient éblouies par sa beauté. Si elle sortait son voile, le soleil, à côté de sa splendeur, ne vaudrait pas plus qu’une mèche dans le soleil – sans lumière. Et si elle découvrait son visage, sa beauté éclairerait ce qui se trouve entre le ciel et la terre.”» (5).

(1) Rapporté par al-Bukhārī (no 6449) et Muslim (no 2737). (2) Rapporté par Aḥmad dans le Musnad (2/385) ; c’est un ḥadīth authentique. (3) Rapporté par Aḥmad (3/75) ; sa chaîne de transmission est faible. (4) Rapporté par Aḥmad dans le Musnad (3/141) ainsi que par al-Bukhārī (no 2796 et no 6568). (5) Sa chaîne est faible; Saʿīd ibn Zuraybī est un narrateur dénoncé pour son manque de fiabilité.
[وهذه الأحاديثُ لا تُعارضُ ما ثبتَ في "الصّحيحينِ" : "وَاطَّلَعْتُ في النَّارِ فرَأيْتُ أكْثرَ أهْلِها النِّساء" (١) ]، إذْ قَدْ يكُنَّ أكْثرَ أهْلِ الْجنَّةِ، وأكْثَرَ أهْلِ النَّارِ، [أو قد يكن أكثر أهل النار] ثمَّ يَخْرُجُ منْ يَخْرُجُ منْهُنَّ من النَّار بالشَّفَاعَاتِ، فيَصِرْنَ إلى الجنَّةِ، حتَّى يكُنَّ أكْثرَ أهْلِها، والله أعلم. وتقدَّمَ ما رَواهُ أحمدُ منْ طريقِ خِلاسٍ، عنْ أبي رَافعٍ، عنْ أبي هُريرةَ، أنَّ رسولَ الله ﷺ قال: "لِلْمُؤمنِ زوْجتانِ، يُرى مُخّ سُوقِهما منْ وَراءِ ثيابهما" (٢) . وفي حديثِ دَرَّاج، عن أبي الهَيْثَمِ، عن أبي سَعيدٍ مَرْفُوعًا: "إنَّ الرّجُلَ من أهل الجنَّةِ لَيَتَكِئُ سبْعينَ سنةً قبلَ أنْ يَتحَوَّلَ، ثمّ تأتيهِ امْرأةٌ فتضْرِبُ على مَنْكِبَيْهِ، فينظر وَجْهَهُ في خدِّهَا أصْفَى منَ المِرآةِ، وإنّ أدْنى لُؤلُؤةٍ عَلَيْها لَتُضِيءُ ما بَيْنَ الْمَشْرِقِ وَالْمَغْرِبِ، فتُسَلِّمُ عَلَيْهِ، فيرُدّ السَّلامَ ويسألها: منْ أنْتِ؟ فتقولُ: أنا المَزيدُ، وَإنَّهُ لَيكُونُ عَليْها سبْعُون ثَوْبًا، [أدْنَاها] مثْلُ النُّعْمَانِ منْ طُوبَى، فيُنْفِذُها بَصَرهُ، حتّى يَرَى مُخَّ ساقِهَا منْ وَرَاءِ ذلك" . ورواه أحمد في "المسند" (٣) . وقال الإمامُ أحمد: حدّثنا أبو النَّضْرِ، حدّثنا محمدُ بنُ طَلْحَة، عن حُمَيْدٍ، عن أنسٍ: أنَّ رسولَ الله ﷺ قال: "لَغَدْوةٌ في سبِيلِ اللهِ أوْ رَوْحةٌ، خيْرٌ منَ الدُّنْيَا وما فيهَا، ولَقَابُ قَوْسِ أحَدِكم، أوْ مَوْضِعُ قِدِّهِ" يَعْني سَوْطَهُ "منَ الجنَّةِ خَيْرٌ منَ الدُّنْيا ومَا فِيهَا، ولَوِ اطَّلَعَتِ امْرأةٌ منْ نساء أهْلِ الجَنَّةِ إلى الأرْضِ لَمَلأَتْ ما بَيْنَهُمَا ريحًا، ولَطَاب ما بَيْنَهُما، وَلَنَصيفُها على رَأْسِها خيْرٌ منَ الدُّنْيا وما فيها " . رواهُ البُخاريُّ منْ حديث إسماعيل بنِ جَعْفرٍ، وأبي إسْحاقَ، كِلاهُما عن حُمَيْد، عنْ أنس، بمثْلِهِ. وقد تقدَّمَ بتمامِهِ في أوَّلِ صِفةِ الجَنّةِ، وَعِنْد البُخاريّ: "ولوْ أنَّ امْرَأة منْ نِسَاء أهْل الجنَّةِ اطّلعَتْ إلى الأرْضِ لأضاءَتْ ما بَيْنهُما، وَلَمَلأَتْ ما بَيْنَهُما ريحًا، وَلَنَصِيفُها على رأْسِها خيْرٌ منَ الدُّنيا وما فيها" (٤) . وقال أبو بَكر بن أبي الدُّنيا: حدّثنا بِشْرُ بنُ الوليد، حدّثنا سَعِيدُ بنُ زَرْبيٍّ، عن عَبْدِ الْمَلِكِ الْجَوْنيّ، عن سعيدِ بن جُبَيْرٍ، عن ابنِ عبَّاسٍ، قال: لوْ أنَّ حَوْراءَ أخْرَجَتْ كَفَّها بَيْنَ السَّماء وَالأرْضِ لافْتَتَنَ الخلائقُ بِحُسْنِها، ولو أخْرَجَتْ نَصِيفَها لكانَتِ الشّمْسُ عِنْدَ حُسْنِها مِثْل الفَتيلةِ في الشّمْسِ لا ضَوْءَ لها، ولوْ أبْرَزَتْ وَجْهها لأضاءَ حُسْنُها ما بَيْنَ السَّماء وَالأرْضِ (٥) .
(١) رواه البخاري (٦٤٤٩) ومسلم (٢٧٣٧). (٢) رواه أحمد في المسند (٢/ ٣٨٥) وهو حديث صحيح. (٣) رواه أحمد (٣/ ٧٥) وإسناده ضعيف. (٤) رواه أحمد في المسند (٣/ ١٤١) والبخاري (٢٧٩٦) و (٦٥٦٨). (٥) إسناده ضعيف، سعيد بن زربي منكر الحديث.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies