Elle dit : « Ô Seigneur, celui-ci était celui qui avait le meilleur comportement à mon égard dans la demeure d’ici-bas. Accorde-le-moi pour époux. Ô Oumm Salama, la bienveillance morale emporte le bien de ce monde et de l’au-delà. » (1)
Muhammad ibn ‘Uthmân (2) ibn Abî Shayba a dit : « Aḥmad ibn Ṭâriq nous a rapporté, Mas‘ada ibn al-Yasa‘ nous a rapporté, Sa‘îd ibn Abî ‘Arûba nous a rapporté, d’après Qatâda, d’après Sa‘îd ibn al-Musayyib, d’après ‘Â’isha : qu’une vieille femme des Anṣâr vint trouver le Messager de Dieu (ﷺ) et lui dit : “Ô Messager de Dieu, invoque Dieu afin qu’Il me fasse entrer au Paradis.” Il répondit : “Certes, aucune vieille femme n’entrera au Paradis.” Puis le Messager de Dieu (ﷺ) s’en alla prier ; de retour auprès de ‘Â’isha, celle-ci lui dit : “Elle a vraiment souffert et éprouvé de la dureté en entendant tes propos.” Le Prophète (ﷺ) expliqua : “C’est ainsi en effet : lorsque Dieu les fera entrer au Paradis, Il les transformera en jeunes vierges.” » (3)
Il a déjà été mentionné, dans le ḥadîth du Cor au sujet de la description de l’entrée des croyants au Paradis, qu’un homme parmi eux y entrera avec soixante-douze épouses : soixante-dix créées par Dieu (qu’Il soit exalté) et deux issues des enfants d’Adam, qui ont une supériorité sur celles que Dieu crée en raison de l’adoration qu’elles L’ont voué dans ce monde. Il se rendra auprès de la première d’entre elles, dans une chambre de rubis, sur un lit d’or orné de perles, recouvert de soixante-dix couches de soieries (sundus et istabraq). Il posera sa main entre ses épaules puis regardera sa main ressortant par sa poitrine, au travers de ses vêtements, de sa peau et de sa chair, et il verra la moelle de son tibia comme l’un d’entre vous voit un fil traversant un saphir. Son foie tiendra lieu de miroir pour elle, et le sien pour lui. Tandis qu’il séjournera auprès d’elle, ni lui ne se lassera d’elle, ni elle de lui ; chaque fois qu’il ira vers elle, il la trouvera vierge, son organe (masculin) ne faiblira pas, et elle ne souffrira d’aucun mal, seulement il n’y aura ni semence ni fin de vie. Alors qu’il est encore auprès d’elle, on l’appelle : “Nous savons que tu ne te lasseras pas et qu’elle ne se lassera pas de toi, mais il te reste d’autres épouses.” Il sort donc et les rejoint l’une après l’autre ; chaque fois qu’il va vers l’une d’entre elles, celle-ci dit : “Par Dieu, il n’est rien au Paradis de plus beau que toi, et aucune chose au Paradis ne m’est plus chère que toi.” » Ce ḥadîth possède de nombreux témoignages concordants, déjà mentionnés et qui viendront, si Dieu le veut, Lui en qui est la confiance.
Il est également fait référence au ḥadîth rapporté par l’imam Aḥmad, via la chaîne d’Ash‘ath al-Ḍarîr d’après Shahr ibn Ḥawshab, d’après Abû Hurayra, concernant le Prophète (ﷺ) où l’on trouve : « Et il aura soixante-douze épouses d’entre les houris aux yeux immenses, en plus de ses épouses issues de ce monde ; l’une d’elles seule occupera un espace d’à peu près un mille sur la terre. » (4)
Ḥarmala rapporte que Ibn Wahb a dit : « ‘Amr nous a transmis que Darrâj Abû al-Samḥ l’a rapporté d’Abû al-Haytham, d’Abû Sa‘îd, d’après le Prophète (ﷺ) : “Le plus bas en rang parmi les gens du Paradis est celui qui aura quatre-vingt mille serviteurs et soixante-douze…” »