Le Paradis et tout ce qu’il recèle comme splendeur et fraîcheur. J’ai cueilli là-bas une grappe de raisin pour vous l’apporter, mais on m’en a empêché. Si je vous l’avais apportée, tous ceux qui se trouvent entre le ciel et la terre en auraient mangé sans qu’elle ne diminue (en rien).
Dans « Sahih Muslim », selon la transmission d’Abou az-Zoubayr d’après Jâbir, un témoignage confirme cela (1).
Il est également rapporté dans le « Musnad » d’après ‘Utbah ibn ‘Abd as-Sulamî qu’un bédouin interrogea l’Envoyé de Dieu (ﷺ) au sujet du Paradis : « Y a-t-il des raisins dedans ? » Il répondit : « Oui. » Il demanda alors : « Quelle est la taille d’une grappe ? » Il dit : « C’est la distance d’un mois pour la corneille tachetée qui vole sans jamais faiblir » (2).
Abou al-Qâsim at-Tabarânî a dit : « Mu‘âdh ibn al-Muthannâ nous a rapporté, ‘Alî ibn al-Madînî nous a rapporté, Rayhân ibn Sa‘îd nous a rapporté, d’après ‘Abbâd ibn Mansour, d’après Ayyoub, d’après Abou Qilâbah, d’après Abou Asmâ’, d’après Thawbân, qui dit : Le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : “Lorsque l’homme cueille un fruit au Paradis, un autre apparaît aussitôt à sa place.” » Le hâfid Adh–Diyâ’ a précisé que certains savants ont émis des réserves quant à ‘Abbâd (3).
At-Tabarânî a dit également : « ‘Abd Allâh ibn Ahmad ibn Hanbal nous a rapporté, ‘Uqbah ibn Moukrim al-‘Ammî nous a rapporté, Rib‘î ibn Ibrâhîm ibn ‘Ulayyah nous a rapporté, d’après ‘Awf, d’après Qasâmah ibn Zuhayr, d’après Abou Mousâ, qui rapporte la parole du Messager de Dieu (ﷺ) : “Lorsque Dieu fit descendre Adam du Paradis, Il lui enseigna l’art de toutes choses et l’approvisionna en fruits du Paradis. Vos fruits actuels proviennent donc de ceux du Paradis, sauf qu’ils ont subi un changement, tandis que ceux [du Paradis] ne changent pas.” » (4)
[Chapitre]
Dieu – Exalté soit-Il – a dit : « Et des fruits qu’ils choisiront (20) et de la chair d’oiseau qu’ils désireront (21) » [Al-Wâqi‘ah : 20-21].
Al-Hasan ibn ‘Arafah a dit : « Khalaf ibn Khalîfah nous a rapporté, d’après Humayd al-A‘raj, d’après ‘Abd Allâh ibn al-Hârith, d’après Ibn Mas‘oûb, qui rapporte : Le Messager de Dieu (ﷺ) m’a dit : “Tu regarderas l’oiseau dans le Paradis et tu le désireras, alors il tombera devant toi rôti et prêt à consommer.” » (5)
Dans le recueil de at-Tirmidhî, jugé ‘bon’ (hasan), Anas rapporte qu’on interrogea le Messager de Dieu (ﷺ) au sujet du Kawthar. Il dit : « C’est un fleuve que mon Seigneur m’a accordé, dont l’eau est plus blanche que le lait et plus douce que le miel ; il y a là-bas des oiseaux dont les cous sont similaires à ceux des grands chameaux » (6) – ainsi qu’il a déjà été mentionné.
Dans le « Tafsîr ath-Tha‘labî », il est rapporté selon Abou Ad-Dardâ’, remontant jusqu’au Prophète (ﷺ) : « Il y a dans le Paradis des oiseaux aux cous semblables à ceux des chameaux bukht, qui se tiennent en rang… »