Et Allah le Très-Haut a dit : « Dans ces deux [Jardins] se trouvent des fruits ainsi que des palmiers et des grenadiers » (Ar-Rahmân, v. 68), et Il a dit également : « Dans ces deux [Jardins], il y a de chaque espèce de fruits en couple » (Ar-Rahmân, v. 52).
Abou Bakr Ibn Abî Ad-Dunyâ a rapporté : « ‘Abdullâh Ibn Sa‘îd nous a transmis, qui tenait cela de Ziyâd Ibn Al-Hassan Ibn Al-Furât Al-Qazzâz, de son père, de son grand-père, d’Abou Hâzim, d’Abou Hourayra, qui a dit : Le Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a déclaré : “Il n’y a pas un seul arbre au Paradis dont le tronc ne soit fait d’or.” » Al-Tirmidhî l’a également rapporté selon Abou Sa‘îd, ‘Abdullâh Ibn Sa‘îd Al-Kindî Al-Achajj, et a dit : « Ce hadith est bon et authentique (hasan sahîh) » (1).
Abou Bakr Ibn Abî Ad-Dunyâ a dit encore : « Hamza Ibn Al-‘Abbâs m’a transmis, il nous a été rapporté par ‘Abdullâh Ibn ‘Uthmân, lui-même par Ibn Al-Mubârak, qui le tenait de Sufyân, de Hammâd, de Sa‘îd Ibn Jubayr, d’Ibn ‘Abbâs. Celui-ci a dit : “Les troncs des palmiers du Paradis sont en émeraude verte, leurs bases (2) sont en or rouge ; leurs palmes servent de vêtement aux gens du Paradis : on en tire leurs habits (3) et leurs parures. Leurs fruits ressemblent à de grandes jarres ou à des seaux, plus blancs que le lait, plus doux que le miel, plus tendres que le beurre et dépourvus de noyau.” » (4)
Ibn Abî Ad-Dunyâ a également rapporté : « Ibrâhîm Ibn Sa‘îd Al-Jawharî m’a transmis, il nous a été rapporté par Abou ‘Âmir Al-‘Aqadî (5), qui le tenait de Zam‘a Ibn Sâlih, d’après Salamata Ibn Wuh’ram, d’après ‘Ikrima, d’après Ibn ‘Abbâs. Celui-ci a dit : “L’ombre étendue est un arbre du Paradis dressé sur un seul tronc, dont l’ombre s’étendsi largement qu’un cavalier pressé pourrait voyager cent ans sous ses branches, dans toutes leurs directions. Alors, les gens du Paradis [ceux des hauts palais et les autres] s’y rendent pour converser à son ombre. L’un d’eux éprouve alors un désir, se remémorant les divertissements du bas-monde ; Allah le Très-Haut envoie alors un vent du Paradis qui agite cet arbre, y faisant apparaître tous les divertissements qu’il y avait ici-bas.” » (6)
Par ailleurs, il est établi dans les deux recueils authentiques (Sahîh Al-Bukhârî et Sahîh Mouslim), selon le récit de Wuhayb, d’après Abou Hâzim, d’après Sahl Ibn Sa‘d, que le Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Il y a, au Paradis, un arbre dont l’ombre est si vaste qu’un cavalier mettrait cent ans à la traverser sans en atteindre la fin » (7). Sahl poursuit : « J’en fis part alors à An-Nu‘mân Ibn Abî ‘Ayyâch Az-Zuraqî, et il me dit : “Abou Sa‘îd Al-Khoudrî m’a rapporté, d’après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) : ‘Il y a, au Paradis, un arbre dont un cavalier monté sur un cheval racé, rapide et vigoureux, mettrait cent ans à franchir l’ombre sans parvenir à son terme.’” » (8).