Votre Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) a un Bassin dont les deux rives sont garnies de perles creuses (1), et dont les récipients sont aussi nombreux que les étoiles. Puis, Al-Bukhârî déclara : « Ce hadith a aussi été rapporté par Zakariyyâ, Abû al-Aḥwaṣ et Muṭarrif, d’après Abû Isḥâq (2). »
Abû Nuʿaym al-Faḍl ibn Dukayn a dit : « Abû Jaʿfar ar-Râzî nous a rapporté, d’après Ibn Abî Najîḥ, au nom de Mujâhid : “﴿En vérité, Nous t’avons accordé al-Kawthar﴾, c’est-à-dire un bien abondant.” » Anas ibn Mâlik a dit : « [Al-Kawthar] est un fleuve du Paradis. » ʿÂʾisha a dit : « C’est un fleuve du Paradis ; nul ne plonge ses deux doigts dans ses oreilles sans entendre le bruit d’écoulement de ce fleuve. »
Ibn Jarîr rapporta d’après Abû Kurayb, qui le tenait de Wakîʿ, lui-même d’après Abû Jaʿfar ar-Râzî, d’après Ibn Abî Najîḥ, d’après ʿÂʾisha, qui a dit : « Quiconque veut entendre le murmure d’al-Kawthar, qu’il mette ses deux doigts dans ses oreilles. » (Cette chaîne de transmission est rompue.) Certains l’ont également transmis d’après Ibn Abî Najîḥ, [d’après Mujâhid], au nom d’un homme, qui le tenait d’elle.
As-Suhaylî a indiqué qu’al-Dâraquṭnî l’avait rapporté selon la voie de Mâlik ibn Mighwal, d’après Ash-Shaʿbî, d’après Masrûq, d’après ʿÂʾisha, d’après le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) (3). Le sens de ce propos est que celui qui désire entendre ce qui ressemble au bruissement d’al-Kawthar – et non pas l’entendre littéralement – peut placer ses doigts dans ses oreilles, car elle a comparé le bourdonnement de ce fleuve au son que perçoit une personne lorsqu’elle se bouche les oreilles. Dieu sait mieux ce qu’elle voulait signifier.
[À propos de la mention du fleuve al-Baydhakh dans le Paradis]
L’imam Aḥmad a rapporté : « Baḥz nous a transmis, d’après Sulaymân ibn al-Mughîrah, au nom de Thâbit, qui le tenait d’Anas : “Le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) aimait la bonne vision (rêve), et il lui arrivait de demander : ‘L’un de vous a-t-il fait un rêve cette nuit ?’ Lorsqu’un homme voyait un songe, il l’interrogeait, et si ce n’était pas un rêve de mauvais augure, il l’appréciait d’autant plus. ” »
Il poursuivit : « Une femme vint alors et dit : “Ô Messager de Dieu, j’ai rêvé que j’entrais au Paradis. J’y ai entendu un grand fracas qui fit trembler le Paradis, et, en regardant, voici qu’on amenait untel fils d’untel, puis un autre fils d’un autre, jusqu’à en compter douze hommes.” – Or le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) avait envoyé une expédition avant ce récit. – Elle ajouta : “On les amenait vêtus de tuniques immaculées (4), tandis que leurs veines du cou saignaient. On entendit alors : ‘Emmenez-les au fleuve al-Baydhakh (ou al-Baydah).’ Ils y furent plongés, puis ressortirent le visage rayonnant à la manière de la pleine lune. On leur présenta alors des sièges en or sur lesquels ils s’assirent. Ensuite on leur apporta un plat – ou un mot proche de cela – contenant des busr, et ils en mangèrent…” »