Mûsâ, d’après Ibn Thawbân, d’après ʿAtâʾ b. Qurra, d’après ʿAbd Allâh b. Ḍamra, d’après Abû Hurayra, a rapporté que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : « Celui qui se réjouit à l’idée que Dieu lui fasse boire du vin dans l’au-delà, qu’il l’abandonne dans l’ici-bas ; et celui qui se réjouit à l’idée que Dieu l’habille de soie dans l’au-delà, qu’il l’abandonne dans l’ici-bas. Les fleuves du Paradis jaillissent de dessous des collines ou des montagnes de musc. Et si l’on évaluait l’ornement du plus modeste des habitants du Paradis à celui de tous les habitants de la terre, alors ce dont Dieu l’ornera dans l’au-delà surpasserait toutes les parures de l’ici-bas. »
On rapporte également, par la voie d’Abû Muʿâwiyya, d’après al-Aʿmash, d’après ʿAmr b. Murra, d’après Masrûq, d’après ʿAbd Allâh, qu’il a dit : « Les fleuves du Paradis jaillissent d’une montagne de musc. » J’ai dit : « Et cette parole rapportée sous forme de hadith mawqûf (attribuée au Compagnon) est plus authentique. » (2)
[Voici la description d’al-Kawthar, le plus illustre des fleuves du Paradis, que Dieu nous en abreuve par Sa grâce et Sa générosité.]
Dieu – Exalté soit-Il – dit : « Nous t’avons certes accordé al-Kawthar (1). Accomplis donc la Ṣalât pour ton Seigneur et sacrifie (2). Ton ennemi, c’est lui l’exclu » (Sourate al-Kawthar, 1-3).
Dans le “Ṣaḥîḥ Muslim”, d’après le hadith de Muḥammad b. Faḍayl et ʿAlî b. Mushir, tous deux rapportant d’après al-Mukhtâr b. Fulful, d’après Anas, il est dit que lorsque cette sourate fut révélée au Messager de Dieu (ﷺ), il déclara : « Savez-vous ce qu’est al-Kawthar ? » Ils répondirent : « Dieu et Son Messager sont plus savants. » Il dit : « C’est un fleuve que mon Seigneur – Exalté soit-Il – m’a promis, et il contient un bien abondant. » (3)
Dans les deux “Ṣaḥîḥ” (al-Bukhârî et Muslim), on rapporte d’après le hadith transmis par Shaybân, d’après Qatâda, d’après Anas, qu’au cours du récit de l’Ascension (al-Miʿrâj), le Prophète (ﷺ) a dit : « Je suis passé près d’un fleuve aux berges bordées de coupoles de perles creuses. J’ai demandé : “Qu’est-ce que cela, ô Jibrîl ?” Il me répondit : “C’est al-Kawthar que Dieu – Exalté soit-Il – t’a accordé.” »
Aḥmad rapporte également, d’après Ibn Abî ʿAdî, d’après Ḥumayd, d’après Anas, ce même hadith. Dans une autre version, il est dit : « J’ai alors plongé ma main dans l’eau qui y coulait, et c’était du musc d’une odeur pénétrante. » (4)
Ce hadith possède de nombreuses voies de transmission, rapportées par Anas et d’autres Compagnons, et avec plusieurs formulations. Aḥmad dit à ce propos : « Nous a rapporté Muḥammad b. Fuḍayl, d’après al-Mukhtâr b. Fulful, d’après Anas, d’après le Prophète (ﷺ)… »